Par une chose que tu transmettras à ton peuple, et c’est bien une affaire de prophétie ; si j’atteins ton époque, je te suivrai. Puis il dit : « Réjouis-toi, ô fils de ‘Abd al-Muṭṭalib, de ce dont Dieu t’a fait l’annonce. »
Il est rapporté que la parole de Waraqa et sa confirmation à l’égard du Messager de Dieu — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — se répandirent (1), ce qui contraria les notables de son peuple. On raconte ensuite que la Révélation cessa quelque temps. Ils dirent : « Si cela venait vraiment de Dieu, elle se serait poursuivie ; mais Dieu l’a rejeté. » C’est alors que Dieu fit descendre les sourates « Par le Jour Montant » (al-Ḍuḥā) et « N’avons-nous pas ouvert ton cœur ? » (al-Inshirāḥ) dans leur intégralité (2).
Al-Bayhaqī (3) a rapporté : « Abū ‘Abd Allāh al-Ḥāfiẓ nous a transmis, Abū al-‘Abbās nous a transmis, Aḥmad ibn ‘Abd al-Jabbār nous a transmis, Yūnus — d’après Ibn Isḥāq [qui dit] : ‘Ismā‘īl ibn Abī Ḥakīm, affranchi de la famille d’al-Zubayr, m’a informé qu’il a entendu raconter au sujet de Khadījah bint Khuwaylid : elle disait au Messager de Dieu — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — pour le rassurer sur la grâce que Dieu lui avait accordée en matière de prophétie : “Ô fils de mon oncle, peux-tu me décrire ce compagnon qui vient à toi quand il se présente ?”’ Le Prophète répondit : “Oui.” Elle dit : “Quand il vient, fais-le-moi savoir.”
Alors qu’il se trouvait auprès d’elle, Gabriel survint. Le Messager de Dieu — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — le vit et dit : “Ô Khadījah, voici Gabriel.” Elle lui demanda : “Le vois-tu maintenant ?” Il dit : “Oui.” Elle dit : “Place-toi à mon côté droit.” Il s’exécuta, puis elle demanda de nouveau : “Le vois-tu maintenant ?” Il répondit : “Oui.” Elle ajouta : “Déplace-toi et viens t’asseoir sur mes genoux.” Il obéit et s’assit alors sur ses genoux. Elle demanda encore : “Le vois-tu maintenant ?” Il dit : “Oui.” Alors Khadījah découvrit sa tête en retirant son voile tandis que le Messager de Dieu était assis sur ses genoux, puis elle dit : “Le vois-tu encore ?” Il répondit : “Non.” Elle conclut : “Ce n’est pas un démon ; c’est bel et bien un ange. Réjouis-toi, ô fils de mon oncle !” Elle crut alors en lui et témoigna que ce qu’il apportait était la vérité.
Ibn Isḥāq (4) rapporte : ‘J’ai mentionné ce récit à ‘Abd Allāh ibn Ḥasan, qui me dit : “J’ai entendu ma mère, Fāṭimah bint al-Ḥusayn, conter ce récit de Khadījah, sauf que, d’après elle, Khadījah fit tenir le Messager de Dieu — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — entre elle et son vêtement, et c’est alors que Gabriel disparut.”’
Al-Bayhaqī (5) explique : ‘Voilà ce que Khadījah mit en œuvre pour vérifier la chose par prudence religieuse et par croyance sincère. Quant au Prophète — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui —, il était déjà confiant dans ce que lui avait transmis Gabriel, puisque celui-ci lui avait montré, à plusieurs reprises, des signes que nous avons mentionnés, comme le fait que les arbres et les pierres saluaient le Prophète.’
Muslim rapporte dans son Ṣaḥīḥ (6) : ‘Abū Bakr ibn Abī Shaybah nous a transmis, Yahyā ibn Abī Bukayr nous a transmis, Ibrāhīm ibn Ṭahmān nous a transmis, d’après Samāk ibn Ḥarb, d’après Jābir ibn Samurah — que Dieu l’agrée —, que le Messager de Dieu — que la prière et la paix de Dieu soient sur lui — a dit : “Je connais certainement, à La Mecque, une pierre qui me saluait avant que je ne sois envoyé [comme Prophète]. Je la reconnais encore à présent.”’
Abū Dāwūd al-Ṭayālisī (7) dit : ‘Sulaymān ibn Mu‘ādh nous a transmis, d’après Simāk ibn Ḥarb, d’après Jābir ibn Samurah, que…’