Ce qui est rapporté de manière fiable d’Ibn ‘Abbâs est, comme l’a transmis (1) Al-Hâkim dans son « Mustadrak » (2) – en affirmant qu’il est conforme à la condition des deux Cheikhs (al-Bukhârî et Muslim), bien qu’ils ne l’aient pas cité – par la chaîne de transmission de Sufyân ath-Thawrî, d’après ‘Ammâr ad-Duhnî (3), d’après Muslim al-Batîn (4), d’après Sa‘îd ibn Jubayr, d’après Ibn ‘Abbâs (5), qui a déclaré : « Le Kursî est l’emplacement des deux pieds (6), et nul ne peut en évaluer la dimension si ce n’est Dieu (7). »
Il en a aussi été fait mention par Shujâ‘ ibn Mukhallad al-Fallas (8) dans son « Tafsîr », par l’intermédiaire d’Abû ‘Âsim an-Nabîl, d’après ath-Thawrî, en l’élevant à l’état de hadith attribué directement au Prophète, mais la version correcte s’arrête au propos d’Ibn ‘Abbâs. Ibn Jarîr (9) l’a également rapporté au nom d’Abû Mûsâ al-Ash‘arî, al-Dahhâk ibn Muzâhim, et Ismâ‘îl ibn ‘Abd ar-Rahmân as-Suddî (10), selon lesquels « Les cieux et la terre sont contenus à l’intérieur du Kursî, et le Kursî se trouve devant le ‘Arsh (11). »
Par ailleurs, Ibn Jarîr et Ibn Abî Hâtim ont rapporté, via ad-Dahhâk, qu’Ibn ‘Abbâs a dit : « Si l’on étalait les sept cieux et les sept terres et qu’on les reliait les uns aux autres, ils ne tiendraient dans l’immensité du Kursî qu’à la manière d’un anneau perdu dans un désert (12). »
Ibn Jarîr (13) a aussi rapporté qu’il avait entendu Yûnus dire : « Ibn Wahb nous a informés que Ibn Zayd a dit : ‘Mon père m’a rapporté que le Messager de Dieu (ﷺ) a déclaré : “Les sept cieux par rapport au Kursî ne sont comparables qu’à sept pièces de monnaie jetées dans un bouclier.”’ » Il poursuit en disant : « Abû Dharr a rapporté : ‘J’ai entendu le Messager de Dieu (ﷺ) dire : “Le Kursî par rapport au ‘Arsh n’est que semblable à un anneau de fer jeté dans…”’ »