Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il le rechercha pendant trois jours. Alors ʿAlî dit : « Qu’Allâh lui accorde une bonne récompense, ô Messager d’Allâh. »

L’imam Al-Ḥâfiẓ Abū Nuʿaym a rapporté dans son ouvrage « Dalāʾil » (1) : « ʿAbd Allâh ibn Muḥammad ibn Jaʿfar nous a dit ; Abū al-Faḍl Muḥammad ibn ʿAbd al-Raḥmân ibn Mūsā ibn Abī Ḥarb al-Ṣaffār nous a dit ; ʿAbbâs ibn al-Faraj al-Riyâshî nous a dit ; Sulaymân ibn ʿAbd al-ʿAzîz ibn Abî Thâbit nous a dit, d’après son père, d’après ʿAbd al-Ḥamîd ibn Bahram, d’après Shahr ibn Ḥawshab, d’après Ibn ʿAbbâs, d’après Saʿd ibn ʿUbâdah qui a dit :

« Le Messager d’Allâh (ﷺ) m’avait envoyé à Ḥaḍramawt pour une mission avant l’Hégire. Un soir, alors que je me trouvais sur une partie du chemin, au milieu de la nuit, j’entendis une voix qui disait :

Ô Abâ ʿAmr, l’insomnie me ronge,
Le sommeil m’a quitté, je ne peux plus fermer l’œil.
À cause d’un groupe qui nous a précédés et a disparu ;
Or tout être finit toujours par périr.
Ils sont partis pour rencontrer la mort,
Vers des abreuvoirs dont on ne revient pas.
Ils ont suivi leur voie, me laissant derrière eux, solitaire,
Sans allié pour m’apporter le moindre secours.
Je suis dans la confusion, incapable de remédier à quoi que ce soit,
Comme un nouveau-né impuissant devant toute chose.
Comme il est difficile de continuer sa route vers un peuple
Quand Thamūd s’en est allé vers sa perte.
Et ʿĀd et tant d’autres âges en Dhī Shuʿūb :
Tous, sans distinction, sont anéantis, moissonnés.

» Puis une autre voix l’interpella : « Ô Kharʿab, tu t’étonnes ! Or le plus grand des prodiges se situe entre Zahra et Yathrib. »

L’autre répondit : « Qu’est-ce donc, ô Shâṣib ? » Il dit : « C’est le Prophète de la paix, envoyé avec la meilleure des paroles, pour l’ensemble des créatures. Il est sorti du sanctuaire sacré (la Mecque) pour rejoindre un pays de palmiers et de fortifications. »

« Et qui est donc ce Prophète envoyé, porteur de l’Écrit révélé, cet illettré éminent ? » demanda-t-il. On lui répondit : « C’est un homme de la descendance de Luʾayy ibn Ghâlib ibn Fihr ibn Mâlik ibn al-Naḍr ibn Kinânah. » L’autre s’exclama : « Hélas ! J’ai dépassé l’âge où j’aurais pu en tirer profit, mon temps est révolu. Je me revois avec al-Naḍr ibn Kinânah, tirant sur la même cible et partageant un lait fraîchement trait. Nous sommes partis ensemble un matin frais depuis Dûmah : il se levait avec le soleil et se couchait avec lui, rapportant ce qu’il entendait et consignant ce qu’il voyait. Si réellement celui qui vient de naître de sa lignée est ce Prophète, voilà que le glaive est dégainé, la crainte a disparu, l’adultère s’en est allé et l’usure a disparu. » »

(1) Le hadith dans les Dalāʾil (1/113) sous le numéro (118), dont la chaîne de transmission est faible en raison de la faiblesse de Shahr ibn Ḥawshab. (2) Dans la lecture Ḥ et dans la version imprimée : ناوَبَني (nawābani), ce qui ne convient pas métriquement ; dans l’édition de Muṣṭafā ʿAbd al-Wāḥid : تناوبني (tanāwubani). La forme attestée dans les Dalāʾil signifie « reviens à moi ». (3) « Shuʿūb » : nom de la mortalité, appelé ainsi parce qu’elle disperse. Selon al-Tāj, (shʿb) signifie « ramification », et « arma » la chose arama signifie qu’elle a disparu et a été détruite. Voir al-Lisān et al-Wasīṭ (s.v. ʾarm). (4) Dans : « al-laʿb » (le jeu). (5) Le terme est omis dans la lecture Ḥ. (6) Dans la version imprimée : شاحب (shāḥib), tandis que les lectures Ḥ et les Dalāʾil confirment cette lecture. (7) Dans la version imprimée : دوحة (dawḥa).
في طلبه ثلاثةَ أيام ". فقال عليّ: جزاهُ اللَّه خيرًا يا رسول اللَّه. وقد روى الحافظُ أبو نُعيم في "الدلائل" (١) قال: حدّثنا عبد اللَّه بن محمد بن جعفر، حدّثنا أبو الفضل محمد بن عبد الرحمن بن موسى بن أبي حرب الصفَّار، حدّثنا عباس بن الفرج الرِّياشيّ، حدّثنا سليمان بن عبد العزيز بن أبي ثابت عن أبيه، عن عبد الحميد بن بهرام، عن شهر بن حَوْشب عن ابن عباس، عن سعد بن عُبادَة قال: بعثني رسولُ الله ﷺ -إلى حَضْرَمَوت في حاجةٍ قبل الهجرة، حتَّى إذا كنتُ في بعض الطريق ساعةً من الليل، فسمعت هاتفًا يقول: [من الوافر] أبا عَمرٍو تأوَّبَني (٢) السُّهودُ … وراحَ النومُ وامتنعَ الهُجُودُ لِذكْرِ عِصابةٍ سلفوا وبادُوا … وكلُّ الخَلْقِ قَصْرُهُمُ يَبِيدُ تولَّوْا واردينَ إلى المنايا … حِياضًا ليس مَنْهَلُها الورودُ مضَوْا لِسبيلهمْ وبَقِيتُ خَلْفًا … وَحيدًا ليسَ يُسعِفُني وحيدُ سُدًى لا أستطيعُ عِلاجَ أمرٍ … إذا ما عالَجَ الطفلُ الوليدُ فَلأْيًا ما بَقِيتُ إلى أناسٍ … وقدْ باتَتْ بمَهْلِكها ثَمُودُ وعادٌ والقرونُ بذي شَعُوبٍ … سواءٌ كلُّهم أرِمٌ حَصِيد (٣) قال: ثم صاح به آخر: يا خرعب، ذهب بك العجب (٤) ، إن العجب كل (٥) العجب بين زهرة ويثرب. قال: وما ذاك يا شاصب (٦) ؟ قال نبيُّ السلام، بُعث بخير الكلام، إلى جميع الأنام، فأخرج من البلد الحرام إلى نَخيل وآطام. قال: ما هذا النبيُّ المرسل، والكتابُ المنزل، والأمِّيُ المفضَّل؟ قال: رجلٌ من ولد لُؤَيِّ بنِ غالب بن فِهْرِ بن مالك بن النَّضْرِ بن كِنَانة. قال: هيهات، فات عن هذا سِنِّي، وذهب عنه زَمَني، لقد رأيْتُني والنضرَ بنَ كنانةَ نرمي غَرضًا واحدًا، ونشربُ حَلبًا باردًا، ولقد خرجتُ به من دُومه (٧) ، في غداة شبمة، وطلع مع الشمس وغرب معها، يروي ما يسمع ويُثبت ما يُبصر. ولئن كان هذا من ولده لقد سُلَّ السيف، وذهب الخوف، ودُحِضَ الزِّنا، وهَلَك الرِّبا. قال:
(١) الخبر في دلائل (١/ ١١٣) برقم (١١٨)، وإسناده ضعيف لضعف شهر بن حوشب. (٢) في ح، ط: ناوَبَني، ولا يستقيم به الوزن: وفي طبعة مصطفى عبد الواحد: تناوبني، والمثبت من الدلائل، ومعناه: راجعني. (٣) "شعوب": اسم المنيَّة، سميت به لأنها تفرِّق. التاج (شعب) وأرم الشيء أرمًا فهو أرِم: إذا فني وبلي. اللسان والوسيط (أرم). (٤) في: اللعب. (٥) سقطت اللفظة من ح. (٦) في ط: شاحب، والمثبت من ح والدلائل. (٧) في ط: دوحة.

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