Le polythéisme est plus grave. Puis il dit : « Ô Suwâd, raconte-moi un récit que j’avais envie d’entendre de toi. » Il répondit : « Oui. Un soir, alors que je me trouvais parmi mes chameaux dans la région d’al-Charâh (1) et que je dormais, j’avais un confident ; il vint (2), me frappa du pied et me dit : “Lève-toi, ô Suwâd ibn Qârib, car un Prophète est apparu dans la région de Tihâma ; il appelle à la vérité et à une voie droite.” »
Il mentionna alors l’histoire comme précédemment relatée et ajouta, à la fin de son poème :
[du mètre at-ṭawîl]
« Et sois mon intercesseur le jour où nul proche parent… hormis toi ne saurait être utile à Suwâd ibn Qârib. »
Le Messager de Dieu (ﷺ) déclara : « Pars auprès de ton peuple et récite-leur ce poème. »
L’historien Ibn ‘Asâkir (3) transmit ce récit par la chaîne suivante : Sulaymân ibn ‘Abd ar-Raḥmân, d’après al-Ḥakam ibn Ya‘lā ibn ‘Aṭâ’ al-Maḥâribî, d’après ‘Abbâd ibn ‘Abd aṣ-Ṣamad, d’après Sa‘îd ibn Jubayr, qui dit : « Suwâd ibn Qârib al-Azdî m’informa : “Je dormais sur l’un des monts d’al-Charâh lorsqu’un être vint me voir et me frappa du pied.” » Il rapporta à nouveau l’histoire.
Cette version (4) a également été transmise par la voie de Muḥammad ibn al-Barrâ’, d’après Abû Bakr ibn ‘Ayyaash, d’après Abû Isḥâq, d’après al-Barrâ’ qui a dit : « Suwâd ibn Qârib raconta : “J’habitais en Inde lorsqu’une nuit mon génie vint me trouver.” » Il raconta alors l’histoire. Après avoir récité le dernier vers, le Messager de Dieu (ﷺ) rit au point de laisser voir ses molaires et dit : « Tu as réussi, ô Suwâd. »
Abû Nu‘aym rapporte dans son livre “Dalâ’il an-Nubuwwa” (5) : « ‘Abd Allâh ibn Ja‘far (6) nous a rapporté, ‘Abd ar-Raḥmân ibn al-Ḥasan nous a rapporté, ‘Alî ibn Ḥarb nous a rapporté, Abû al-Mundhir Hishâm ibn Muḥammad ibn as-Sâ’ib nous a rapporté, d’après son père, d’après ‘Abd Allâh al-‘Umânî (7), qui dit : “Il y avait parmi nous un homme du nom de Mâzin ibn al-Ghaḍûbah (8), gardien d’une idole sise dans un village appelé Samâyâ, à ‘Umân, vénérée par les Banû aṣ-Ṣâmit, les Banû Khiṭâmah (9) et la tribu de Mahrah, qui étaient les oncles maternels de Mâzin — sa mère (10) se nommait Zaynab bint…” »