Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il dit : « Lève-toi, ô Suwâd ibn Qârib, écoute mes propos et fais preuve d’intelligence si tu sais réfléchir. Un Messager a été envoyé, issu de Lu’ayy ibn Ghâlib, pour appeler [les gens] à Dieu et à L’adorer. » Puis il composa ces vers (sur le mètre as-sarî‘) :

« Je m’étonne des djinns et de leurs récits,
Et de la façon dont ils harnachent leurs montures avec leurs sangles.
Elles se hâtent vers la Mecque, en quête de bonne direction ;
Les djinns croyants ne ressemblent pas à leurs mécréants.
Pars donc vers l’Élu issu de Hâshim,
Parmi ses collines et ses pierres. »

Il (Suwâd) raconta : « Je lui dis : “Laisse-moi dormir, car la soirée m’a rendu somnolent.” Puis, la troisième nuit, il me rendit visite, me frappa du pied et dit : “Lève-toi, ô Suwâd ibn Qârib, écoute mes propos et fais preuve d’intelligence si tu sais réfléchir. Un Messager a été envoyé, issu de Lu’ayy ibn Ghâlib, pour appeler [les gens] à Dieu et à L’adorer.” Puis il récita :

“Je m’étonne des djinns et de leurs investigations ;
Et de la manière dont elles harnachent les montures sous leurs bâts.
Elles se précipitent vers la Mecque en quête de bonne direction ;
Car les meilleurs djinns ne sont pas comparables aux plus vils.
Pars donc vers l’Élu issu de Hâshim,
Et laisse tes yeux s’élever vers sa haute position.”

Il poursuivit : « Alors je me levai et m’écriai : “Dieu a certes éprouvé mon cœur !” Je sellai ma chamelle, puis je partis vers la ville — c’est-à-dire la Mecque. J’y trouvai le Messager de Dieu (que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui) entouré de ses compagnons. Je m’approchai et dis : “Écoute mes propos, ô Messager de Dieu.” Il répondit : “Parle.” Alors je récitai (sur le mètre at-tawîl) :

“Mon confident vint à moi après le calme et le repos de la nuit ;
Et jamais, selon ce que j’ai pu éprouver, il ne m’a menti.
Trois nuits durant, chaque nuit, il m’a répété :
‘Il t’est parvenu un Envoyé issu de Lu’ayy ibn Ghâlib.’
Alors j’ai retroussé le bas de mon pagne, et la robuste chamelle galopa
À travers les vastes étendues grises du désert.
Je témoigne que Dieu n’a nul égal,
Et que tu es l’'homme de confiance devant tout mystère.
Tu es, parmi tous les envoyés, le plus proche intermédiaire auprès de Dieu,
Ô fils des plus nobles et des plus purs.
Ordonne-nous ce que Dieu t’a révélé, ô le meilleur de ceux qui foulent la terre,
Même si Celui qui t’a envoyé fait blanchir les tempes de vieillesse.
Et sois mon intercesseur, le jour où nul intercesseur ne saurait suffire,
Car nul ne peut secourir Suwâd ibn Qârib, hormis toi.”

(1) Ibn Ḥajar dit dans al-Fatḥ (7/180) : « Wa-taḥassasu-hā : avec une fatha sur le muthannā et des hamzāt, c'est-à-dire qu'elle avait perdu une chose et a commencé à la chercher. » (2) Dans le manuscrit, il n’y a pas de « qad ». (3) Dans le manuscrit, il y a « yakūn », et dans l’édition imprimée : « wal-muʾaththab min ar-riwāyāt al-ukhrā » (et ce qui est authentifié parmi les autres récits). (4) « Al-ḍiʿlab » : la chamelle rapide. « Al-wajnāʾ » : la dure, robuste ; on dit aussi : celle qui a de larges joues. « Wa-ghubru as-sabāsib » : les régions désertiques et les passages difficiles dont on ne trouve pas facilement la sortie, au singulier : ghubrāʾ sabasab. Al-Nihāya (2/161 ḍiʿlab) et (5/158 wjn) et (3/337 gubr) et (2/334 sabasab). Al-Muʿaffā a dit : « les sabāsib sont des territoires vastes et étendus de terres, ce sont des terrains auparavant désolés et lisses. » Al-Jalīs (1/70).
وقال: قم يا سواد بن قارِب واسمعْ مقالتي، واعقِل إن كنتَ تعقل، إنه بُعث رسولٌ من لُؤيِّ بن غالب، يدعو إلى اللّه وإلى عبادته، ثمّ أنشأ يقول: [من السريع] عجبتُ للجنّ وتَخبارِها … وشَدِّها العِيسَ بأكْوارِها تهوي إلى مكة تبغي الهدى … ما مؤمنو الجنِّ ككُفَّارِها فارْحَلْ إلى الصِّفْوةِ من هاشمٍ … بينَ رَوابيها وأحْجَارها قال: قلت: دَعني أنام، فإني أمسيتُ ناعسًا. فلما كانت الليلة الثالثة أتاني فضربني برجله وقال: قم يا سواد بن قارِب، فاسمعْ مقالتي، واعقل إنْ كنت تعقل، إنه قد بُعث رسولٌ من لؤي بن غالب، يدعو إلى اللّه وإلى عبادته ثم أنشأ يقول: [من السريع] عجبتُ للجنِّ وتَحْساسِها (١) وشدِّها العيسَ بأحلاسها تهوي إلى مكةَ تبغي الهدى … ما خيّرُ الجنِّ كأنْجاسها فارْحَلْ إلى الصِّفْوة من هاشمٍ … واسمُ بعينيكَ إلى رأسِها قال: فقمتُ وقلت: قد (٢) امتحن اللّه قلبي، فرحَّلْتُ ناقتي ثم أتيت المدينة -يعني مكة- فإذا رسول اللّه ﷺ وأصحابه حَوْلَه، فدنوتُ فقلت: اسمع مقالتي يا رسول اللّه. قال: هات، فأنشأتُ أقول: [من الطويل] أتاني نَجِيِّي بعدَ هدْءٍ ورقْدةٍ … ولم يكُ فيما قد بلَوْت (٣) بكاذبِ ثلاثَ ليالٍ قولُه كلَّ ليلةٍ … أتاكَ رسولٌ من لُؤيِّ بنِ غالبٍ فشمَّرتُ عن ذيلي الإزارَ ووسَّطَتْ … بيَ الذِّعْلِبُ الوَجْناءُ غُبْرَ السَّبَاسِبِ (٤) فأَشهدُ أنّ اللّه لا شيءَ غيرُه … وأنَّكَ مأمونٌ على كلِّ غائبِ وأنَّكَ أدْنَى المرسلينَ وَسيلةً … إلى اللّه يا بنَ الأكرمينَ الأطايبِ فمُرْنا بما يأتيكَ يا خيرَ مَنْ مَشَى … وإنْ كان فيما جاء شَيْبُ الذوائبِ وكنْ لي شفيعًا يومَ لا ذو شفاعةٍ … سِواكَ بِمُغْنٍ عن سَوَادِ بن قارِبِ
(١) قال ابن حجر في الفتح (٧/ ١٨٠): وتحساسها: بفتح المثناة وبمهملات، أي: أنها فقدت أمرًا فشرعت تفتش عليه. (٢) ليست: قد في ح. (٣) في ح: يكون، وفي ط: والمثبت من الروايات الأخرى. (٤) "الذِّعْلب": الناقة السريعة. "الوجناء": الغليظة الصلبة، وقيل: العظيمة الوجنتين. "وغبر السباسب": القفار والمفاوز التي لا يهتدى للخروج منها، مفردها: غبراء سبسب. النهاية (٢/ ١٦١ ذعلب) و (٥/ ١٥٨ وجن) و (٣/ ٣٣٧ غبر) و (٢/ ٣٣٤ سبسب). وقال المعافى: السباسب، وهي الأقضية الواسعة من الأرض، وهي ما كان قفرًا أملس. الجليس (١/ ٧٠).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies