Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Abou Dâwoud a dit (1) : « ‘Abd al-A‘lâ ibn Ḥammâd, Muḥammad ibn al-Muthannâ, Muḥammad ibn Bashّâr et Aḥmad ibn Sa‘īd ar-Ribāṭī (2) ont rapporté : “Wahb ibn Jarīr nous a transmis…” – Aḥmad déclare : « Nous l’avons copié de son propre manuscrit, et voici ses termes » – Il dit : « Mon père nous a rapporté en disant (3) : “J’ai entendu Muḥammad ibn Isḥāq relater, d’après Ya‘qūb ibn ‘Utbah, d’après Jubayr ibn Muḥammad ibn Jubayr ibn Muṭ‘im, d’après son père, d’après son grand-père, qui a dit : Un bédouin vint trouver le Messager de Dieu (ﷺ) et s’écria : ‘Ô Messager de Dieu, les âmes sont épuisées, les familles ont faim (4), les biens se sont épuisés [et le bétail a péri]. Implore donc Dieu pour nous, car nous sollicitons ton intercession auprès de Dieu et l’intercession de Dieu auprès de toi.’” » Alors le Messager de Dieu (ﷺ) lui répondit :

« “Malheur à toi ! Sais-tu ce que tu dis ?!” » Et il se mit à glorifier Dieu (tasbīḥ), ne cessant de le faire au point que ses Compagnons le remarquèrent sur son visage. Puis il dit :

« “Malheur à toi ! On ne requiert pas l’intercession de Dieu auprès d’aucune créature de Sa création ; l’affaire de Dieu est bien plus grandiose que cela. Malheur à toi ! Sais-tu qui est Dieu ? Son Trône surplombe Ses cieux ainsi…” – et il joignit ses doigts en formant comme une coupole au-dessus de lui – “…et vraiment, Il ébranle Son Trône d’un craquement semblable au grincement de la selle sous le cavalier.” »

Ibn Bashّâr a ajouté dans sa version :

« “En vérité, Dieu est au-dessus de Son Trône, et Son Trône est au-dessus de Ses cieux.” » Puis il a poursuivi le ḥadîth. ‘Abd al-A‘lâ, Ibn al-Muthannâ et Ibn Bashّâr ont également rapporté de Ya‘qūb ibn ‘Utbah et de Jubayr ibn Muḥammad ibn Jubayr, de son père, de son grand-père. Le ḥadîth est transmis selon la chaîne de Aḥmad ibn Sa‘īd également, [et c’est lui le correct ; un groupe l’a confirmé, dont Yaḥyā ibn Ma‘īn et ‘Alî ibn al-Madīnî. Un groupe l’a aussi rapporté de Ibn Isḥāq, comme l’a indiqué Aḥmad]. (6) Il paraît que ‘Abd al-A‘lâ, Ibn al-Muthannâ et Ibn Bashّâr l’ont entendu à partir d’un unique exemplaire, autant que je sache (7). Seul Abou Dâwoud l’a rapporté dans ses recueils.

Ils considèrent qu'ils voient les péchés des fils d'Adam. Rapporté par Ibn Abî Shaybah dans (Ṣifat al-‘Arsh). Il a également été rapporté par la voie de Dhuḥāk, d'après Ibn ʿAbbās concernant le verset : « Et le Trône de ton Seigneur sera porté ce jour-là par huit » [Al-Ḥāqqa : 17]. Il a dit : ce sont les djinns, les humains, les démons, les anges et les chérubins, huit parties, chacune composée d’une multitude de ces êtres, d’où le verset : « Et le Trône de ton Seigneur sera porté ce jour-là par huit. » (1) Abû Dâwûd (4726). (2) Al-Ribbâtî, avec le r ressemblant à une consonne emphatique et le bâ’ pointé d’un seul point en ouverture ; surnom lié au Ribbât, nom d’un lieu de rassemblement des cavaliers et de leur stationnement défensif pour protéger les frontières de l'islam. Ahmad ibn Sa'id est une personnalité fiable, surnommé Al-Ribbâtî parce qu'il était basé au Ribbât et supervisait ses affaires et la gestion des temps qui lui étaient assignés. Dans certaines éditions, une erreur a transformé « al-Ribbâtî » en « al-Riyâtî » avec un yā’ final. (Anṣâb al-Sam‘ânî, 6/70). (3) Dans le manuscrit B : Abî Sam‘at. (4) Ainsi dans les « Al-Uṣûl » et dans les Sunan d’Abû Dâwûd: a été perdu. (5) N’est pas présent dans le manuscrit A, mais se trouve dans B et les Sunan d’Abû Dâwûd. (6) Addition provenant du manuscrit T, conforme au texte d’Abû Dâwûd, absente des manuscrits A et B. (7) Sa chaîne de transmission est faible, et le hadith concernant l’appui du Trône n’est pas authentique. Al-Nahk désigne la maladie, ici il signifie la corruption. Al-Aṭṭīṭ est le bruit du sabot du chameau, indiquant son incapacité à porter sa charge : c’est-à-dire qu’il ne peut supporter la grandeur et le poids du Trône, car il est connu que le bruit produit par la selle sous le cavalier est dû à une force excessive sur elle ou à son incapacité à supporter le poids. (Al-Nihāya d’Ibn al-‘Aṭīr, 1/54). Voir aussi ce qu’Ibn al-‘Aṭīr rapporte de l’al-Khaṭṭābî à propos de ce hadith dans Jāmi‘ al-Uṣūl (4/24).
وقال أبو داود (١) : حدَّثنا عبد الأعلى بن حَماد ومحمد بن المثنى ومحمد بن بشار وأحمد بن سعيد الرِّباطي (٢) قالوا: حدَّثنا وَهْب بن جرير - قال أحمد: كتبناه من نسخته، وهذا لفظه- قال: حدَّثنا أبي قال (٣) : سمعت محمد بن إسحاق يُحدِّث عن يعقوب بن عتبة، عن جبير بن محمد بن جبير بن مُطعم، عن أبيه، عن جده قال: أتى رسول اللَّه ﷺ أعرابيٌّ فقال: يا رسولَ اللَّه: جهِدَتِ الأنْفُسُ، وَجَاعت (٤) العيالُ، وَنُهكتِ الأمْوالُ [وهَلَكتِ الأنْعامُ] ، فاسْتَسْق اللَّهَ لَنا، فإنَّا نَسْتَشْفِعُ بِكَ عَلَى اللَّهِ وَنَسْتَشْفعُ باللَّه عَلَيْكَ. فقال (٥) رسول اللَّه ﷺ : "وَيحكَ؛ أتَدْري ما تَقُولُ" ؟! وَسَبَّحَ رسولُ اللَّه ﷺ فما زال يُسَبِّحُ حتى عُرف ذلك في وجوه أصحابه. ثمَّ قال: "وَيْحكَ؛ إنَّهُ لا يُسْتَشْفعُ باللَّهِ على أحدٍ منْ خَلْقِهِ، شَأْنُ اللَّهِ أعْظمُ منْ ذَلكَ. وَيْحكَ، أتَدْري ما اللَّهُ؟ إن عَرْشَهُ على سَمواتِهِ لَهَكذا" -وقال بأصابعه مثل القبة عليه- "وَإنَّهُ لَيَئِطُ بهِ أطِيْطَ الرَّحْل بالرَّاكب" . قال ابنُ بشار في حديثه: "إنَّ اللَّهَ فَوْقَ عَرْشِهِ، وَعرْشُهُ فَوْقَ سَمواتِهِ" ؛ وساق الحديث. وقال عبد الأعلى وابن المثنى وابن بشار عن يعقوب بن عتبة وجبير بن محمد بن جبير، عن أبيه عن جده. والحديث بإسناد أحمد بن سعيد أيضًا، [هو الصحيح، وافقه عليه جماعةٌ، منهم يحيى بن معين، وعلي بن المديني، ورواه جماعة عن ابن إسحاق كما قال أحمد أيضًا] (٦) وكان سَماع عبد الأعلى وابن المثنى وابن بشار من نسخة واحدة فيما بلغني (٧) . تفرد بإخراجه أبو داود.
= يرون أنَّهم يرون ذنوب بني آدم. رواه ابن أبي شيبة في (صفة العرش). ورواه أيضًا من طريق الضحاك، عن ابن عباس في قوله: ﴿وَيَحْمِلُ عَرْشَ رَبِّكَ فَوْقَهُمْ يَوْمَئِذٍ ثَمَانِيَةٌ﴾ [الحاقة: ١٧] قال: الجن، والإنس، والشياطين، والملائكة، والكرُوبيون، ثمانية أجزاء كل جزء منهم بعدّة هؤلاء فذلك قوله سبحانه: ﴿وَيَحْمِلُ عَرْشَ رَبِّكَ فَوْقَهُمْ يَوْمَئِذٍ ثَمَانِيَةٌ﴾ ". (١) أبو داود (٤٧٢٦). (٢) الرباطي، بكسر الراء المهملة، وفتح الباء المنقوطة بواحدة: نسبة إلى الرباط، وهو اسم لموضع رباط الخيل وملازمة أصحابها الثغر لحفظه من عدو الإسلام. وأحمد بن سعيد هذا ثقة، وإنما قيل له الرباطي لأنه كان على الرباط وعمارته وتولّي الأوقات التي له. وتصحّف في المطبوع من سنن أبي داود إلى: الرياطي بالياء آخر الحروف. أنساب السمعاني (٦/ ٧٠). (٣) في ب: أبي سمعت. (٤) كذا في الأصول، وفي سنن أبي داود: وضاعت. (٥) ليست في أ، وهي في ب وسنن أبي داود. (٦) زيادة من ط، موافقة لنص أبي داود، ليست في أ وب. (٧) إسناده ضعيف، ولا يصح في أطيط العرش حديث. والنهك: المرض، المراد به هاهنا: التلف. والأطيط: صوت أقتاب الناقة، أي: إنَّه ليعجز عن حمله وعظمته، إذ كان معلومًا أنَّ أطيط الرحل بالراكب إنما يكون لقوة ما فوقه وعجزه عن احتماله. النهاية لابن الأثير (١/ ٥٤). وانظر ما نقله ابن الأثير عن الخطابي، في هذا الحديث، في جامع الأصول (٤/ ٢٤).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies