Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

« Il n’y a de divinité que Dieu, Seigneur du Trône sublime. Il n’y a de divinité que Dieu, Seigneur des cieux et Seigneur de la terre, Seigneur du Trône sublime. »

Et l’imam Aḥmad (1) a dit : « ‘Abd ar-Razzāq nous a rapporté, Yahyā ibn al-‘Alā nous a rapporté d’après son oncle Shu‘ayb ibn Khālid, qui m’a dit : Samāk ibn Ḥarb m’a rapporté, d’après ‘Abd Allāh ibn ‘Amīra, d’après al-Aḥnaf ibn Qays (2), d’après al-‘Abbās ibn ‘Abd al-Muṭṭalib qui a dit :
“Nous étions assis avec le Messager de Dieu (ﷺ) à al-Baṭḥā, lorsqu’un nuage est passé. Le Messager de Dieu (ﷺ) a alors dit : ‘Savez-vous ce qu’est ceci ?’ Nous avons répondu : ‘C’est un nuage.’ Il a dit : ‘C’est aussi al-muzn (les nuées).’ Nous avons dit : ‘Al-muzn.’ Il a poursuivi : ‘C’est également al-‘anān (le ciel nuageux).’ Puis il s’est tu. Ensuite, il a dit : ‘Savez-vous quelle distance sépare le ciel et la terre ?’”

(3) Nous dîmes : ‘Dieu et Son Messager sont plus savants.’ Il dit : ‘Entre eux, il y a une distance de cinq cents ans. Entre chaque ciel et le suivant, il y a aussi une distance de cinq cents ans, et l’épaisseur de chaque ciel équivaut à une distance de cinq cents ans. Au-dessus du septième ciel, se trouve une mer dont la distance entre sa partie inférieure et sa partie supérieure est semblable à celle qui sépare le ciel et la terre. [Puis, au-dessus d’elle, se trouvent huit créatures semblables à des bouquetins, l’écart entre leurs genoux et leurs sabots étant comme celui qui sépare le ciel et la terre. Ensuite, sur leur dos se trouve le Trône, dont la distance entre sa base et son sommet est comme celle qui sépare le ciel et la terre (5) (6).] Et Dieu est au-dessus de cela, et rien de ce que font les fils d’Adam ne Lui est caché.’”

Telle est la formulation donnée par l’imam Aḥmad. Abū Dāwūd, Ibn Mājah et at-Tirmidhī (7) l’ont également rapporté, d’après Samāk, avec une chaîne de transmission similaire. At-Tirmidhī (8) a dit : « Ce hadith est bon (ḥasan). » Sharik a rapporté une partie de ce hadith d’après Samāk, mais en l’interrompant.

Selon la version d’Abū Dāwūd : « Savez-vous la distance qui sépare le ciel et la terre ? » Ils dirent : « Nous ne le savons pas. » Il répondit : « La distance qui les sépare équivaut, soit à une, deux ou trois [selon la divergence], soit à soixante-treize ans » et la suite est similaire (9) (10).

(1) Musnad Ahmad (1/206-207). (2) Il ne s'agit pas d'une addition (d'Al-Ahnaf ibn Qays) dans le Musnad, et Muhammad ibn 'Uthmān ibn Abī Shaybah a explicitement déclaré dans «al-ʿArsh» que 'Abd al-Razzāq n'a pas mentionné Al-Ahnaf ibn Qays dans son hadith, mais le hadith a été rapporté avec l'ajout d'Al-Ahnaf ibn Qays par Abū Dāwūd (4723), al-Tirmidhī (3320) et d'autres. (3) Dans la copie B : « et la terre ? » avons-nous dit. (4) Dans la copie B : « et entre ». (5) Dans le Musnad Ahmad : « puis au-dessus de cela le Trône » et son expression « puis sur leurs dos... et la terre » ne figurent pas dans la copie B. (6) Ce qui se trouve entre les deux parenthèses est omis dans la copie A, et une partie en est également omise dans la copie B, comme je l'ai indiqué. Cela figure dans l'édition imprimée et dans le Musnad Ahmad dont l'auteur a souligné qu'il avait retranscrit son texte. (7) Rapporté par Abū Dāwūd dans ses Sunan (4723) dans la section de la Sunna, par Ibn Mājah dans ses Sunan (193) dans l'introduction, et par al-Tirmidhī dans al-Jāmiʿ (3320) dans l'exégèse. Sa chaîne de transmission est faible. (8) Al-Tirmidhī dit : c'est un hadith « ḥasan gharīb » (bon et rare). Al-Walīd ibn Abī Thawr a rapporté un similaire d’après summāk, et l’a élevé (au Prophète). Shurayk a rapporté de summāk une partie de ce hadith et l’a laissé à un niveau intermédiaire (sans l’élever). (9) Ainsi dans la copie B, et dans les Sunan d’Abū Dāwūd. Ce qui est dans la copie A et dans l’édition imprimée : « ou deux » est une erreur. (10) Le copiste de la copie B a inséré ici cette parole : « Shahr ibn Ḥawshab a dit : les porteurs du Trône sont huit ; quatre d’entre eux disent : « Gloire à Toi, ô Allah, et Louange à Toi pour Ta patience après Ta science », et quatre autres disent : « Gloire à Toi, ô Allah, et Louange à Toi pour Ton pardon après Ta puissance ». Il a dit : ils étaient ... »
إلا اللَّه رَبُّ العَرْشِ الكَريم، لا إلَهَ إلا اللَّه رَبّ السَّماواتِ وَرَبُّ الأرْضِ رَبّ العَرْشِ الكَريم ". وقال الإمام أحمد (١) : حدَّثنا عبدُ الرزاق، حدَّثنا يحيى بنُ العلاء، عن عمِّه شُعيب بن خالد، حدَّثني سمَاكُ بن حرب، عن عبد اللَّه بن عَميرةَ، عن الأحنفِ بن قَيْسٍ (٢) ، عن عبَّاس بن عبد المطلب قال: كُنَّا جُلُوسًا مع رسول اللَّه ﷺ بالبطحاء، فمرَّتْ سحابةٌ، فقال رسولُ اللَّه ﷺ : "أتَدْرُون ما هَذَا؟ " قال: قُلْنا: السَّحابُ. قال: " والمزنُ ". قلنا: والمزْن. قال: " والعَنان "، قال: فسكتنا، فقال: " هَلْ تدْرُونَ كمْ بيْن السَّماءِ والأرْضِ "؟ قال (٣) : قلنا: اللَّهُ وَرَسُولهُ أعلم. قال: " بَيْنهُما مَسِيرَة خَمْسمئة سنةٍ، ومن (٤) كُلِّ سَماءٍ إلى سماء مَسيرة خمسمئة سَنَةٍ وكثف كُلّ سَماء مَسِيْرة خَمْسمئَةِ سنةٍ، وفوْق السَّماء السَّابعة بحْرٌ بِين أسْفله وأعْلاهُ كما بَيْن السَّماء والأرْضِ [ثُمَّ فَوْق ذلكَ ثَمَانيةُ أوْعَالٍ بيْن رُكبهن وأظلافهنَّ كما بينَ السَّماء والأرْضِ، ثُمَّ عَلى ظُهُورهم (٥) العَرْضُ بَيْنَ أسْفَلهِ وَأعْلاهُ كمَا بَيْنَ السَّماءِ والأرْضِ] (٦) . واللَّهُ فَوْقَ ذلك، وليْسَ يَخْفَى عَلَيْهِ منْ أعْمالِ بَني آدَمَ شَيْءٌ ". هذا لفظ الإمام أحمد. ورواه أبو داود، وابن ماجه، والترمذي (٧) من حديث سماك بإسناده، نحوه. وقال الترمذي (٨) : هذا حديث حسن. وروى شريك بعض هذا الحديث عن سماك وَوقفَهُ. ولفظ أبي داود: "وهَلْ تَدْرُونَ بُعْدَ ما بَيْنَ السَّماءِ والأرْضِ؟ " قالوا: لا نَدْري. قال: " بُعْدُ ما بَيْنَهُمَا إمَّا واحدةٌ أو اثنتان (٩) أو ثلاثة وسَبْعُونَ سَنَة"، والباقي نحوه (١٠) .
(١) مسند أحمد (١/ ٢٠٦ - ٢٠٧). (٢) ليست زيادة (للأحنف بن قيس) في المسند، وقد صرح محمد بن عثمان بن أبي شيبة في "العرش" أن عبد الرزاق لم يذكر في حديثه الأحنف بن قيس، ولكن روى الحديث بزيادة (الأحنف بن قيس) أبو داود (٤٧٢٣) والترمذي (٣٣٢٠) وغيرهما. (٣) في ب: والأرض؟ قلنا. (٤) في ب: وبين. (٥) في مسند أحمد: "ثم فوق ذلك العرش" وقوله: ثمَّ على ظهورهم. . والأرض. ليس في ب. (٦) ما بين الحاصرتين سقط من أ، وسقط بعضه من ب كما أشرتُ. وهو في المطبوع، ومسند أحمد الذي نص المؤلف على أنه نقل لفظه. (٧) أخرجه أبو داود في سننه (٤٧٢٣) في السنة، وابن ماجه في سننه (١٩٣) في المقدمة، والترمذي في الجامع (٣٣٢٠) في التفسير. وإسناده ضعيف. (٨) قال الترمذي: هذا حديث حسن غريب. وروى الوليد بن أبي ثور عن سماك نحوه، ورفعه. وروى شريك عن سماك بعض هذا الحديث وأوقفه ولم يرفعه. . (٩) كذا في ب، وسنن أبي داود. والذي في أ، والمطبوع: أو اثنتين؛ وهو خطأ. (١٠) أدرج ناسخ (ب) هنا القول: قال شهر بن حوشب: حملةُ العرش ثمانية: أربعة منهم يقولون: سبحانك اللهمَّ وبحمدك على حلمك بعد علمك، وأربعة يقولون: سبحانك اللهمَّ وبحمدك على عفوك بعد قدرتك. قال: وكانوا =

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