Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Il éleva son édifice, embellit ses murs et agrandit (1) ses portes, sans toutefois en élargir quoi que ce fût d’autre. Lorsque ʿAbd al-Malik ibn Marwān s’empara du pouvoir, il augmenta la hauteur de ses murs et ordonna que la Kaʿba fût recouverte de soie précieuse (dībāj). Celui qui exécuta son ordre fut al-Ḥajjāj ibn Yūsuf.

Nous avons déjà relaté l’histoire de la construction de la Maison ainsi que les hadiths à ce sujet dans le commentaire de la sourate al-Baqara, à propos de la parole du Très-Haut : « Et (souviens-toi) quand Abraham et Ismāʿīl élevaient les assises de la Maison… » [al-Baqara : 127]. Nous avons longuement détaillé cet événement, et quiconque le souhaite peut le transcrire ici. À Dieu reviennent la louange et la grâce.

Ibn Isḥāq (2) a dit : lorsque les Quraysh eurent achevé la construction et en eurent posé les éléments tels qu’ils le désiraient, al-Zubayr ibn ʿAbd al-Muṭṭalib composa des vers au sujet du serpent dont les Quraysh redoutaient la présence lors de l’édification de la Kaʿba :

[Mètre al-wāfir]
« Je m’étonne de voir comment l’aigle s’est abattu sur le serpent,
alors qu’il s’agitait encore.
Il émettait parfois un sifflement,
et parfois il bondissait.
(3) Quand nous nous mettons à l’ouvrage pour poser la fondation (4),
il se raidit, nous intimidant et nous faisant redouter la construction (5).
Quand nous avons craint d’être empêchés (6),
un aigle surgit en plongeant (7),
l’enserra dans ses serres puis nous laissa l’édifice,
nul obstacle ne s’y opposait (8).
Alors nous nous sommes levés, bravant la tâche du bâtiment,
dont nous avions déjà les assises et le mortier.
Le matin où l’on dressa sa fondation,
nous n’avions aucun vêtement couvrant nos manques (9).
Par cette Maison, le Souverain a honoré les Banū Luʾayy,
nul d’entre eux ne saurait briser ses fondements.
À cet instant se trouvaient présents les Banū ʿAdiyy,
et la tribu de Murra précédée par celle de Kilāb. »

(1) Ainsi dans la version Ṭ et la version Ḥ : « plus ». (2) La Sīra d'Ibn Isḥāq (p. 89) et la Sīra d'Ibn Hishām (1/198) ainsi que les vers suivants qu'elles contiennent. (3) Le sens de « Kashīsh » a déjà été expliqué (p. 98, note 9). (4) Dans la Sīra d'Ibn Isḥāq, « al-Binyān ». (5) Ainsi dans Ṭ, Ḥ : et dans la Sīra d'Ibn Isḥāq, « Yuḥāb », alors que dans la Sīra d'Ibn Hishām, « Tuḥāb ». (6) « Az-zajr » : la défense et l'interdiction ; dans les Sīra d'Ibn Isḥāq et d'Ibn Hishām : « ar-rijz » (l'impur). (7) Al-Suhaylī a dit dans al-Rawḍ (1/229) à propos de l'expression « tatallaʿab » : on dit « itallaʿaba ʿalā ṭarīqihi » lorsque quelqu’un ne fait ni déviation à droite ni à gauche, comme s'il était taillé de deux racines : de « talā » qui signifie « suivre », et de « alabba » qui signifie « rester », et « abba » aussi proche de ce sens. « Ab Ibāba » signifie être droit et prêt. Dans al-Lisān, « talaʿaba » signifie « s’être redressé ». (8) Dans Ṭ et Ḥ : « lahā », ce qui est confirmé par la Sīra d'Ibn Isḥāq et d'Ibn Hishām. (9) On rapporte : « walaysa ʿalā musawwiyinā thiyāb », comme dans la Sīra d'Ibn Hishām. « Al-musawwī » signifie celui qui égalise la construction. Quant à « musāwīnā », cela désigne les défauts, comme dans al-Rawḍ (1/229).
بنيانه، وحسَّن جدرانه وكبَّر (١) أبوابه، ولم يوسِّع شيئًا آخر. فلما استبدَّ بالأمر عبدُ الملك بن مروان زاد في ارتفاع جُدْرانه، وأمر بالكعبة فكُسيت الدِّيباج. وكان الذي تولَّى ذلك بأمره الحجَّاج بن يوسف. وقد ذكرنا قصة بناء البيت، والأحاديث الواردة في ذلك في تفسير سورة البقرة عند قوله: ﴿وَإِذْ يَرْفَعُ إِبْرَاهِيمُ الْقَوَاعِدَ مِنَ الْبَيْتِ وَإِسْمَاعِيلُ﴾ [البقرة: ١٢٧] . وذكرنا ذلك مطوَّلا مستقصى، فمن شاء كتبه ها هنا ولله الحمد والمِنة. قال ابن إسحاق (٢) : فلما فرغوا من البنيان، وبنَوْها على ما أرادوا قال الزُّبير بن عبد المطلب، فيما كان من أمر الحيَّةِ التي كانت قريش تهابُ بنيان الكعبة لها: [من الوافر] عجبتُ لِمَا تصوَّبتِ العُقابُ … إلى الثعبانِ وهي لها اضطرابُ وقد كانتْ يكونُ لها كشيشٌ … وأحيانًا يكونُ لها وِثابُ (٣) إذا قُمنا إلى التأسيس (٤) شدَّت … تُهيِّبُنا البناءَ وقد نهابُ (٥) فلما أن خَشِينا الزَّجْرَ (٦) جاءتْ … عُقابٌ تَتْلَئِبُّ لها انصبابُ (٧) فضمَّتْها إليها ثم خلَّتْ … لنا البنيانَ ليسَ له (٨) حِجاب فقُمْنا حاشِدينَ إلى بناءٍ … لنا منهُ القواعدُ والتُّرَابُ غداةَ يرفَّع التأسيسُ منه … وليسَ على مَساوينا ثيابُ (٩) أعزَّ به المليكُ بني لُؤَيٍّ … فليسَ لأصلِهِ منهم ذَهابُ وقد حشَدَتْ هناك بنو عَدِيٍّ … ومُرَّةُ قد تقدَّمها كِلابُ
(١) كذا في ح وفي ط: أكثر. (٢) سيرة ابن إسحاق (ص ٨٩) وسيرة ابن هشام (١/ ١٩٨) والأبيات الآتية فيهما. (٣) مضى معنى كشيش (ص ٩٨ حاشية ٩). (٤) في سيرة ابن إسحاق البنيان. (٥) كذا في ح، ط: وفي سيرة ابن إسحاق يُهاب، وفي سيرة ابن هشام تُهاب. (٦) "الزجر": المنع والنهي، وفي سيرة ابن إسحاق وابن هشام: الرِّجز. (٧) قال السهيلي في الروض (١/ ٢٢٩): قوله تتلئب، يقال: اتلأَبّ على طريقه، إذا لم يُعَرِّج يمنة ولا يسرة، وكأنه منحوت من أصلين: من تلا، إذا تبع، وألبَبَ: إذا أقام، وأبَّ أيضًا قريب من هذا المعنى. أب إبابة، إذا استقام وتهيأ. وفي اللسان (تلأب): اتلأب: استقام. (٨) في ح، ط: لها، والمثبت من سيرة ابن إسحاق وسيرة ابن هشام. (٩) ويروى: وليس على مُسَوِّينا ثياب، كما في سيرة ابن هشام. والمسوِّي: أي مسوِّي البنيان. وأما مساوينا فيريد السوءات كما في الروض (١/ ٢٢٩).

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies