Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Et parmi eux, certains ne répondent pas. Ainsi, ils se trouvent parmi ceux qui ne répondent pas, sans qu’il y ait aucune contradiction. Louange et gratitude à Dieu.

Quant au hadith mentionné par as-Suhaylī, lorsqu’il rapporte qu’il y a, dans sa chaîne de transmission jusqu’à Ibn Abī az-Zinād, en passant par ‘Urwah d’après ‘Ā’ishah (qu’Allah l’agrée), des narrateurs inconnus, et qu’il y est dit que le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) aurait demandé à son Seigneur de faire revivre ses parents, et qu’ils auraient été ressuscités et auraient cru en lui, ce hadith est très contestable. Même si, en considérant la puissance de Dieu, cela reste possible, il contredit cependant ce qui est établi dans le hadith authentique. Et Dieu sait mieux.

[Section]

Ibn Isḥāq (1) a dit : « Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) se trouvait avec son grand-père ‘Abd al-Muṭṭalib ibn Hāshim, c’est-à-dire après la mort de sa mère, Āminah bint Wahb. Alors on préparait pour ‘Abd al-Muṭṭalib un tapis à l’ombre de la Ka‘bah. Ses fils s’asseyaient autour de ce tapis jusqu’à ce qu’il sorte, et aucun d’eux ne s’asseyait dessus par déférence envers lui. »

Il poursuivit : « Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) venait alors qu’il était encore un jeune garçon (2), et il s’asseyait sur ce tapis. Ses oncles voulaient l’en éloigner, mais lorsque ‘Abd al-Muṭṭalib les voyait agir de la sorte, il disait : “Laissez mon fils ! Par Dieu, il a un grand avenir.” Puis il l’asseyait à ses côtés sur son tapis, passait sa main sur son dos et se réjouissait de ce qu’il voyait de lui. »

Al-Wāqidī (3) a rapporté : « Muḥammad ibn ‘Abd Allāh nous a narré, d’après az-Zuhrī ; ‘Abd Allāh ibn Ja‘far nous a narré, d’après ‘Abd al-Wāḥid ibn Ḥamzah ibn (4) ‘Abd Allāh ; Hāshim ibn ‘Āṣim al-Aslamī nous a narré, d’après al-Mundhir ibn Jahm ; Ma‘mar nous a narré, d’après Ibn Abī Najīḥ, d’après Mujāhid ; ‘Abd ar-Raḥmān ibn ‘Abd al-‘Azīz nous a narré, d’après Abū l-Ḥuwayrith ; Ibn Abī Sabrah nous a narré, d’après Sulaymān ibn Suḥaym, d’après Nāfi‘ ibn Jubayr – certains de leurs propos se sont entremêlés – qu’ils ont dit : “Le Messager de Dieu (que la prière et la paix de Dieu soient sur lui) vivait auprès de sa mère, Āminah bint Wahb. Lorsqu’elle mourut, son grand-père ‘Abd al-Muṭṭalib le prit sous sa protection. Il le serra contre lui et fut plus tendre avec lui (5) qu’il ne l’avait jamais été avec ses propres enfants. Il le rapprochait de lui, l’approchait et le laissait entrer auprès de lui, qu’il fût seul ou en train de dormir.

Il s’asseyait sur son tapis, et lorsque ‘Abd al-Muṭṭalib le voyait ainsi, il disait : “Laissez mon fils, car il partage la compagnie (6) d’un roi.”” »

Des membres de la tribu de Banū Mudlij dirent alors à ‘Abd al-Muṭṭalib : « Veille sur lui, car nous n’avons jamais vu de pied aussi semblable à celui qui est gravé dans la Pierre (7). »

(1) Sīra d'Ibn Isḥāq (pp. 42, 43) et Sīra d'Ibn Hichām (1/168). (2) « Al-Jafr » : le garçon lorsque sa chair s'enfle et qu'il mange, il développe un ventre. Le terme "al-lisān jafr". (3) Parole d'al-Wāqidī dans Ṭabaqāt Ibn Saʿd (1/117, 118). (4) Rapporté dans Ḥ par ʿAn, confirmé par Ṭ et Ṭabaqāt Ibn Saʿd. (5) Ainsi dans al-Uṣūl et Ṭabaqāt Ibn Saʿd. Le terme ne figure pas dans les lexiques comme un verbe transitif suivi de (ʿalā), mais « raqqa lahu » signifie « il l'a eu en compassion ». (6) Dans Ṭ : « il fonde », et dans Ṭabaqāt : « pour qu'il se familiarise », confirmé par Ḥ et dans al-Lisān depuis le hadith de Najda al-Ḥurūrī et Ibn ʿAbbās : jusqu'à ce qu'il s'habitue de lui la maturité, c'est-à-dire qu'il apprenne de lui la perfection intellectuelle, la justesse de l'acte et la bonne gestion. (7) Au-dessus du terme dans Ḥ se trouve la note (2) qui n'est pas une note de provenance (ḥaq), dans la marge est écrit « al-maqām » surmonté d'une lettre (kh) signalant qu'il s'agit d'une lecture d'une version manuscrite, qui est celle de Ṭabaqāt et Ṭ. Et al-Maqām dans la mosquée sacrée est la pierre sur laquelle s'est tenu Ibrāhīm ﷺ lors de l'élévation de la construction de la maison ; certains disent que c'est la pierre...
ومنهم من لا يجيب. فيكون هؤلاء من جملة من لا يجيب، فلا منافاة، ولله الحمد والمنة. وأما الحديث الذي ذكره السُّهَيْلي، وذكر أنَّ في إسناده مجهولين إلى ابن أبي الزِّنَاد، عن عروة عن عائشة (عليه السلام) أن رسول الله ﷺ سأل ربَّه أن يُحيي أبويه؛ فأحياهما وآمنا به، فإنه حديثٌ منكرٌ جدًا. وإن كان ممكنًا بالنظر إلى قدرة الله تعالى، لكن الذي ثبت في الصحيح يعارضُه. والله أعلم. [فصل] قال ابن إسحاق (١) : وكان رسول الله ﷺ مع جدِّه عبد المطلب بن هاشم -يعني بعد موت أُمِّه آمنة بنت وهب- فكان يوضع لعبد المطلب فراشٌ في ظلِّ الكعبة، وكان بنوه يجلسون حول فراشه ذلك حتى يخرج إليه، لا يجلس عليه أحد من بنيه إجلالًا له. قال: فكان رسول الله ﷺ يأتي وهو غلام جَفْر (٢) حتى يجلس عليه، فيأخذه أعمامه ليؤخِّرُوه عنه، فيقول عبد المطلب إذا رأى ذلك منهم: دعوا ابني، فوالله إنَّ له لشأنًا. ثم يجلسه معه على فراشه ويمسح ظهره بيده ويسرُّه ما يراه يصنع. وقال الواقدي (٣) : حدّثني محمد بن عبد الله عن الزهري، وحدّثنا عبد الله بن جعفر عن عبد الواحد بن حمزة بن (٤) عبد الله، وحدّثنا هاشم بن عاصم الأسلمي عن المنذر بن جَهْم، وحدّثنا معمر عن ابن أبي نَجيح عن مجاهد، وحدّثنا عبد الرحمن بن عبد العزيز عن أبي الحويرث، وحدّثنا ابن أبي سَبْرَة، عن سليمان بن سُحَيم، عن نافع بن جُبير -دخل حديثُ بعض منهم في بعض- قالوا: كان رسول الله ﷺ يكون مع أُمِّه آمنةَ بنتِ وَهْب، فلما تُوفيت قبضَهُ إليه جَدُّه عبد المطلب، وضمَّهُ ورقَّ عليه (٥) رِقَّةً لم يرقَّها على ولده، وكان يقرِّبُه منه ويُدْنيه، ويدخل عليه إذا خلا وإذا نام، وكان يجلس على فراشه فيقول عبد المطلب إذا رأى ذلك: دعوا ابني إنه يُؤْنس (٦) ملكًا. وقال قومٌ من بني مُدْلِج لعبد المطلب: احتفظ به، فإنَّا لم نر قدمًا أشبه بالقدم التي في الحَجَر (٧)
(١) سيرة ابن إسحاق (ص ٤٢، ٤٣) وسيرة ابن هشام (١/ ١٦٨). (٢) "الجفر": الصبي إذا انتفخ لحمه وأكل وصارت له كرش. اللسان جفر. (٣) قول الواقدي في طبقات ابن سعد (١/ ١١٧، ١١٨). (٤) في ح عن، والمثبت من ط وطبقات ابن سعد. (٥) كذا في الأصول وطبقات ابن سعد، وليس في المعجمات تعدية للفعل (رق) بـ (على) وإنما "رق له" بمعنى رَحِمه. (٦) في ط: يؤسس، وفي الطبقات: ليُؤنِسُ، والمثبت من ح وفي اللسان من حديث نجدة الحروري وابن عباس: حتى تُؤْنِس منه الرُّشدَ؛ أي تعلم منه كمال العقل وسداد الفعل وحسن التصرف. (٧) فوق اللفظة في ح إشارة (٢) ليست إشارة لَحَق، وفي الهامش كُتب (المقام) وفوقها حرف (خ) إشارة إلى أنها رواية نسخة، وهي رواية الطبقات وط. والمقام في المسجد الحرام، هو الحَجَر الذي قام عليه إبراهيم (عليه السلام) حين رفع بناء البيت؛ وقيل: هو الحجر =

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