Puis cet hadith fut rapporté par Aḥmad, Abū Dāwūd, an-Nasāʾī et al-Bayhaqī (1), d’après Rabiʿa b. Sayf b. Mātiʿ al-Maʿāfirī aṣ-Ṣanamī al-Iskandarī. Al-Bukhārī (2) a dit à son sujet : « Il rapporte des choses réprouvables. » An-Nasāʾī (3) a déclaré : « Il n’y a pas de mal (à son sujet). » Il a dit une autre fois (4) : « C’est un homme véridique. » Dans une autre version (5), il est dit qu’il est « faible ». Ibn Ḥibbān l’a mentionné parmi les transmetteurs fiables, en ajoutant (6) : « Il se trompait souvent. » Ad-Dāraqutnī (7) a jugé son hadith « convenable ». Quant à Ibn Yūnus, dans son “Tārīkh Miṣr” (8), il affirme que ses récits contiennent des choses réprouvables. Il mourut vers l’année 120 de l’hégire.
Ce que l’on désigne par « al-kudā » se rapporte aux tombes ; d’autres disent qu’il s’agit du gémissement funèbre (9).
Ce qui est visé, c’est qu’Abdul-Muṭṭalib mourut dans la religion de l’époque antéislamique (jāhiliyyah), contrairement à ce que soutient un groupe de chiites à son sujet et à celui de son fils Abū Ṭālib, comme nous le verrons au moment de parler de la mort d’Abū Ṭālib. Après avoir cité ces hadiths dans son “Dalāʾil an-nubuwwah” (10), al-Bayhaqī déclara : « Comment en serait-il autrement pour ses deux parents et son grand-père ﷺ dans l’au-delà, alors qu’ils adoraient les idoles jusqu’à leur mort, sans avoir embrassé la religion de ʿĪsā ibn Maryam (que la paix soit sur lui) ? Leur mécréance (11) n’entache en rien sa généalogie ﷺ, car les mariages contractés par des mécréants sont valides. Ne vois-tu pas qu’ils (les hommes) se convertissent avec leurs épouses, sans qu’il soit nécessaire de renouveler leur contrat de mariage ni de s’en séparer, puisqu’une telle situation est admise en islam ? Dieu est Celui qui accorde la réussite. » Fin de sa parole.
J’ai alors commenté : Le fait que le Prophète ﷺ ait informé que ses deux parents et son grand-père ʿAbdul-Muṭṭalib font partie des gens du Feu n’est pas en contradiction avec le hadith rapporté par diverses chaînes montrant que les gens de la « période » (ahl al-fatrah), les enfants, les fous et les sourds seront soumis à une épreuve dans la grande plaine du Jour de la Résurrection. Nous avons exposé en détail, tant au niveau des chaînes de transmission que du texte, ce sujet à propos de la Parole du Très-Haut : « Nous ne châtions [personne] avant d’envoyer un Messager » (al-Isrāʾ, 15). Il s’ensuivra que certains d’entre eux répondront