Selon Abou Hourayra, le Prophète ﷺ visita la tombe de sa mère, puis il se mit à pleurer et fit pleurer ceux qui étaient autour de lui. Ensuite, il déclara : « J’ai demandé l’autorisation à mon Seigneur de visiter la tombe de ma mère et Il me l’a accordée, et je Lui ai demandé la permission d’implorer le pardon pour elle (1), mais Il ne me l’a pas accordée. Alors visitez les tombes, car elles vous rappellent la mort » (2).
Mouslim (3) rapporte, d’après Abou Bakr ibn Abî Chayba, d’après ‘Affân, d’après Hammâd ibn Salama, d’après Thâbit, d’après Anas, qu’un homme demanda : « Ô Messager de Dieu, où est mon père ? » Il répondit : « Il est au Feu. » Lorsque l’homme se retourna (4), le Prophète ﷺ l’appela et lui dit : « Mon père et le tien sont au Feu. »
Al-Bayhaqî (5) rapporte également, selon le hadith transmis par Abou Nu‘aym al-Fadl ibn Dukayn, d’après Ibrâhîm ibn Sa‘d, d’après az-Zouhrî, d’après ‘Amir ibn Sa‘d, d’après son père, qui raconta : Un bédouin vint trouver le Prophète ﷺ et dit : « Mon père entretenait les liens de parenté, et il faisait ceci et cela. Où est-il ? » Il répondit : « Il est au Feu. » Le bédouin fut comme troublé par cette réponse et dit : « Ô Messager de Dieu, où est [mon père ? » Il répondit : « Au Feu. » Il reprit : « Et où est] (6) ton père ? » Le Prophète ﷺ dit : « Chaque fois que tu passeras devant la tombe d’un mécréant, annonce-lui le Feu. » Le bédouin rapporta : « Par la suite, je me suis converti à l’islam. Mais le Messager de Dieu ﷺ m’a ainsi imposé une tâche pénible : je ne passe devant la tombe d’aucun mécréant sans lui annoncer le Feu. » Ce hadith est jugé “gharîb” (peu courant), et il n’a pas été transmis par cette voie (7).
L’imam Ahmad (8) relate : « Nous étions en train de marcher avec le Messager de Dieu ﷺ lorsqu’il aperçut une femme et nous pensions qu’il ne la connaissait pas. Quand il fut au milieu de la route, il s’arrêta jusqu’à ce qu’elle vienne à lui. Il s’agissait de Fâtima, la fille du Messager de Dieu ﷺ. Le Prophète ﷺ demanda : “Qu’est-ce qui t’a fait sortir de chez toi, ô Fâtima ?” Elle répondit : “Je suis allée voir les habitants de cette maison pour leur témoigner de la miséricorde (10) et leur présenter mes condoléances au sujet de leur défunt.” Le Prophète ﷺ dit : “N’aurais-tu pas, par hasard, été avec eux jusqu’au cimetière (9) ?” Elle déclara : “Que Dieu m’en préserve ! Je ne suis pas allée avec eux, car je t’ai entendu dire à ce sujet ce que tu as dit.” Le Prophète ﷺ reprit : “Si tu t’étais rendue (11) avec eux jusque-là, tu n’aurais pas vu le Paradis avant que l’aïeul de ton père ne le voie.” »