«Pendant quelques jours, mangez et abstenez-vous à votre gré ; je vous avais interdit la consommation de boissons dans certains récipients, désormais buvez-en comme il vous plaira.» (1)
Al-Bayhaqî (2) l’a rapporté selon la chaîne de transmission de Sufyân ath-Thawrî, d’Alqamah ibn Marthad (3), de Sulaymân ibn Buraydah, d’après son père, qui dit : «Le Prophète (que Dieu le bénisse et le salue) arriva à l’emplacement d’une tombe et s’assit, tandis que les gens s’assirent autour de lui. Il se mit alors à hocher la tête comme s’il s’adressait à quelqu’un, puis il pleura. ‘Umar s’avança vers lui et demanda : “Qu’est-ce qui te fait pleurer, ô Messager de Dieu ?” Il répondit : “C’est la tombe d’Âminah bint Wahb. J’ai demandé la permission à mon Seigneur de visiter son tombeau, et Il me l’a accordée. J’ai ensuite demandé la permission pour implorer le pardon en sa faveur, mais Il me l’a refusée. Sa tendresse m’a alors saisi et j’ai pleuré.””» Il ajouta : «Je n’ai jamais vu plus de larmes versées qu’en cet instant.» (4) Muhârib ibn Dithâr a corroboré ce récit, le tenant de Ibn Buraydah d’après son père.
Al-Bayhaqî rapporta également, selon Al-Hâkim, d’Al-Asamm, de Bahr ibn Nasr (5), d’après ‘Abd Allâh ibn Wahb, qui dit : Ibn Jurayj (6) nous a transmis, d’après Ayyûb ibn Hânî’, d’après Masrûq ibn Al-Ajd‘a, d’après ‘Abd Allâh ibn Mas‘ûd : «Le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) sortit pour regarder les tombes, et nous sortîmes avec lui. Il nous ordonna (5) alors de nous asseoir, puis il enjamba des tombes jusqu’à parvenir à l’une d’elles. Il l’interpella longuement, puis le sanglot du Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) s’éleva tandis qu’il pleurait. Nous nous mîmes à pleurer en raison de ses pleurs. Ensuite, le Messager de Dieu (que Dieu le bénisse et le salue) revint vers nous. ‘Umar ibn Al-Khattâb l’accueillit et dit : “Ô Messager de Dieu, qu’est-ce qui t’a fait pleurer ? Tu nous as fait pleurer et tu nous as effrayés.” Le Prophète vint alors s’asseoir avec nous et dit : “Mon pleur vous a donc effrayés ?” Nous répondîmes : “Oui.” Il dit : “La tombe que vous m’avez vu interpeller est celle d’Âminah bint Wahb. J’ai demandé à mon Seigneur l’autorisation de la visiter, et Il me l’a accordée. Puis je Lui ai demandé la permission d’implorer le pardon en sa faveur, et Il ne me l’a pas accordée. Alors ce verset me fut révélé : «Il n’appartient pas au Prophète ni à ceux qui croient d’implorer le pardon en faveur des associateurs, fussent-ils leurs plus proches parents, alors qu’il leur est apparu clairement que ce sont les gens de la Fournaise. Et la demande de pardon d’Abraham pour son père ne fut que pour tenir une promesse qu’il lui avait faite. Mais quand il lui apparut qu’il était un ennemi de Dieu, il se désavoua de lui. Abraham était certes plein de compassion et indulgent.» (At-Tawbah, 9 : 113-114). Ce qui m’a saisi est l’élan naturel d’un fils pour sa mère, et c’est cela qui m’a fait pleurer.”» Ce hadith est jugé «gharîb» et n’a pas été rapporté dans les recueils canoniques (7).
Muslim (8) a rapporté, selon Abû Bakr ibn Abî Shaybah, d’après Muhammad ibn ‘Ubayd, d’après Yazîd ibn Kayyisân, d’après Abû Hâzim