Et c’est ainsi que cela a été rapporté par ‘Abd Allâh ibn al-Mubârak et d’autres, d’après Baqiyya ibn al-Walîd.
Ibn ‘Asâkir l’a également rapporté (1) par la chaîne d’Abû Dâwud al-Tayâlisî, qui dit : « Ja‘far ibn ‘Abd Allâh ibn ‘Uthmân al-Qurashî nous a rapporté : ‘Umar ibn ‘Urwa ibn az-Zubayr (2) m’a informé en disant : “J’ai entendu ‘Urwa ibn az-Zubayr relater d’après Abû Dharr al-Ghifârî, qui a dit : ‘J’ai demandé : Ô Messager de Dieu ! Comment as-tu su que tu étais Prophète au moment où tu l’as appris et es devenu certain que tu l’étais ?’” »
Il (le Prophète) répondit : « Ô Abû Dharr, deux anges vinrent à moi alors que je me trouvais dans un endroit sablonneux de La Mecque. L’un descendit sur le sol, tandis que l’autre demeurait entre le ciel et la terre. L’un dit à son compagnon : “Est-ce bien lui ?” Il répondit : “C’est lui.” Puis il déclara : “Pèse-le face à un homme.” Ils me comparèrent donc à un homme, et je l’emportai en poids. » Le narrateur mentionne ensuite la suite du récit : le Prophète évoqua l’ouverture de sa poitrine, sa suture et le placement du sceau entre ses deux omoplates. Il dit encore : « Dès qu’ils se détournèrent de moi, c’était comme si je contemplais la réalité de manière directe. »
Ibn ‘Asâkir rapporte en outre (3) un récit similaire d’après Ubayy ibn Ka‘b, et il existe un hadith remontant à Shaddâd ibn Aws qui est plus détaillé (4).
Il est également établi dans le Sahîh de Muslim (5), selon la chaîne passant par Hammâd ibn Salama, d’après Thâbit, d’après Anas ibn Mâlik, que le Messager de Dieu (ﷺ) fut abordé par Jibrîl (– paix sur lui –) alors qu’il jouait avec des enfants (6). Jibrîl le saisit, le renversa et lui ouvrit la poitrine (7). Il en retira son cœur, enleva un caillot noir en disant : « Voici la part de Satan en toi. » Puis il lava ce cœur dans un bassin en or, avec de l’eau de Zamzam, le referma et le remit à sa place. Les enfants coururent alors chez sa nourrice – sa mère de lait – pour dire : « Muhammad a été tué ! » Ils se portèrent à sa rencontre et le virent le visage tout pâle (8). Anas raconte : « Je voyais encore la trace de cette suture sur sa poitrine. »
Ibn ‘Asâkir a également rapporté (9), par la voie d’Ibn Wahb, d’après ‘Amr ibn al-Hârith, d’après ‘Abd Rabbih ibn Sa‘îd, d’après (10) Thâbit al-Bunânî, d’après Anas, que la prière fut prescrite à La Mecque (11), et que deux anges vinrent alors au Messager de Dieu (ﷺ) et l’emmenèrent jusqu’à Zamzam.