Abou Dhar (que Dieu l’agrée) a dit : « Le Messager de Dieu (ﷺ) est mort, et il n’y avait pas un oiseau qui volait de ses ailes sans qu’il nous ait communiqué un savoir à son sujet. »
Al-Bukhârî, dans son livre intitulé « Le Commencement de la Création », a rapporté d’après ‘Isâ ibn Mûsâ Ghunjâr, d’après Raqba, d’après Qays ibn Muslim, d’après Târiq ibn Shihâb, qui a dit : « J’ai entendu ‘Umar ibn al-Khattâb dire : “Le Messager de Dieu (ﷺ) s’est tenu parmi nous et nous a instruits au sujet du début de la création, jusqu’à ce que les gens du Paradis entrent dans leurs demeures et que les gens de l’Enfer entrent dans leurs demeures. Celui qui s’en est souvenu s’en est souvenu, et celui qui l’a oublié l’a oublié.” »
Abou Mas‘oûd ad-Dimachqî [dans « Fi Atrâfihi »] a commenté : « Telle est la version rapportée par Al-Bukhârî. Or, c’est plutôt ‘Isâ Ghunjâr qui le transmet d’Abou Hamza, d’après Raqba. »
L’imam Ahmad ibn Hanbal (que Dieu lui fasse miséricorde) a déclaré dans son « Musnad » : « Nous a rapporté Abou ‘Âsim, qui a dit : ‘Azra ibn… »
(1) Dans la source b : « sauf qu'il nous rappelle ». (2) Dans la source b : « son livre ». (3) Ainsi formulé à la voix passive, de même que dans la copie d’al-Mizzī dans Tuhfat al-Ashrāf (7/208, hadith 10470), alors que dans al-Bukhārī : « Et ʿĪsā a rapporté de Ruqba ». L’auteur a clarifié ceci en précisant : ʿĪsā ibn Mūsā Ghunjār. Ghunjār est un surnom donné à ʿĪsā en raison de la rougeur de son teint. Al-ḥāfiẓ Ibn Ḥajar dit dans Fatḥ al-Bārī (6/207) à propos de : « Et ʿĪsā a rapporté de Ruqba » ; c’est ce que la majorité rapporte, tandis qu’un « rajul » (homme) était omis. Ibn al-Falkī dit qu’il devrait y avoir entre ʿĪsā et Ruqba Abū Ḥamza, et ainsi en a conclu Abū Masʿūd. Al-Ṭarqī signale qu’Abū Ḥamza est omis du livre d’al-Farrabrī, mais figure dans la narration de Ḥammād ibn Shākir, chez qui on trouve : « ʿĪsā a rapporté de Abū Ḥamza de Ruqba ». Ibn Rumaih donne la même version d’après al-Farrabrī. Je [Ibn Ḥajar] dis : ainsi en a conclu Abū Naʿīm dans al-Mustakhrāj, qui transmet le Ṣaḥīḥ d’après al-Jurjānī d’après al-Farrabrī. Il y a donc une divergence à ce propos chez al-Farrabrī. J’ai aussi constaté qu’il a omis Abū Ḥamza dans la narration d’al-Nasafī, mais un signe critique (ḍabba) a été placé entre ʿĪsā et Ruqba. Il est plus probable qu’Abū Ḥamza est inclus dans la chaîne de transmission d’al-Jurjānī, bien qu’ils le décrivent comme peu précis. Le ʿĪsā mentionné est ʿĪsā ibn Mūsā al-Bukhārī, dont le surnom est Ghunjār... Il n’apparaît dans al-Bukhārī qu’à ce seul endroit. Al-Ṭabarānī a rapporté ce hadith avec une chaîne continue, dans le musnad de Ruqba, par la voie de ʿĪsā, d’après Abū Ḥamza — Muḥammad ibn Maymūn al-Sukkārī —, d’après Ruqba (avec une fatḥa sur le rā et le qāf et un bā non redoublé), fils de Maṣqala (avec une fatḥa sur le mīm et un sukūn sur le ṣād, lequel peut être remplacé par un sīn : Masqala) ; ʿĪsā ne l’a pas rapporté seul. Abū Naʿīm l’a également rapporté par la voie de ʿAlī ibn al-Ḥasan ibn Shuqayq, d’Abū Ḥamza, avec une chaîne faible. (4) Rapporté par al-Bukhārī dans son Ṣaḥīḥ (3192), chapitre : « Ce qui est venu au sujet du verset : “Et c’est Lui qui commence la création puis la refait...” » [Sourate 30 : ’Ar-Rūm’ verset 27]. C’est une narration de Ḥuẓayfa, que l’on trouve aussi dans le Musnad d’Aḥmad (5/385, 389, 401), dans Abū Dāwūd (4240) dans le chapitre des fitan : « Mention des fitan et leurs signes », et, selon la narration d’Abū Saʿīd al-Khudrī, dans le Tirmidhī (2191) sur les fitan, chapitre : « Ce qui a été rapporté que le Prophète ﷺ a informé ses compagnons de ce qui adviendra jusqu’au Jour du Jugement ». Tirmidhī qualifie ce hadith de ḥasan ṣaḥīḥ. (5) Dans la source b : « Ibn Masʿūd », ce qui est une coquille. Abū Masʿūd ad-Dimashqī est Ibrāhīm ibn Muḥammad ibn ʿUbayd ad-Dimashqī, un ḥāfiẓ scrupuleux et pieux, décédé en 401 H. Sa biographie figure dans as-Siyar d’al-Dhahabī (17/227). Son ouvrage « Aṭrāf aṣ-Ṣaḥīḥayn » organise les ahādīth de chaque ṣaḥābī séparément. Voir Kashf aẓ-Ẓunūn (1/116). Aṭrāf aṣ-Ṣaḥīḥayn est l’un des principaux ouvrages sur lesquels al-Mizzī s’est appuyé pour composer Tuhfat al-Ashrāf. (6) Addition venant de la source b. (7) Musnad Aḥmad (5/341).