(1) Le Messager d’Allah (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui) a dit : « Transmettez de ma part ne serait-ce qu’un seul verset, et transmettez (des récits) au sujet des enfants d’Israël sans qu’il y ait le moindre mal. Transmettez de ma part, mais ne mentez pas à mon sujet. Celui qui forge sciemment un mensonge contre moi, qu’il prenne place en Enfer. »
Ce hadith est donc appliqué aux récits israélites sur lesquels nous ne portons ni affirmation ni dénégation. Nous ne possédons aucune preuve qui les confirme ni aucune qui les infirme, si bien qu’il est permis de les rapporter à titre de réflexion. C’est à cela que nous nous référons dans ce présent ouvrage.
[Quant à ce que notre Loi atteste comme véridique, nous n’en avons pas besoin, car nous sommes déjà suffisamment pourvus par ce que nous détenons], et ce que notre Loi déclare faux est rejeté. Il n’est pas permis de le rapporter, si ce n’est pour en montrer la fausseté et le réfuter.
Puisqu’Allah — qu’Il soit loué — nous a dispensés de toutes les autres législations par la venue de Notre Prophète Muhammad (que la prière et la paix d’Allah soient sur lui), et qu’Il nous a enrichis par Son Livre en nous évitant le recours à tout autre écrit, nous n’allons pas nous précipiter vers ce que d’autres possèdent, d’autant plus que s’y mêlent confusion, falsification, invention, altération et substitution. Ajoutons à cela ce qui a été abrogé et changé au fil du temps.
Le nécessaire à cet égard, le Prophète nous l’a déjà expliqué et clarifié : quiconque l’a compris l’a compris, et quiconque l’a ignoré l’a ignoré. Comme l’a dit ʿAlî ibn Abî Tâlib : « Le Livre d’Allah contient le récit de ce qui vous a précédés, l’annonce de ce qui surviendra après vous et le jugement de ce qui se passe entre vous. Il est le critère (al-fasl) qui n’a rien de vain. Quiconque parmi les tyrans l’abandonne, Allah le brise, et quiconque cherche la bonne direction ailleurs, Allah l’égare. »