Abû Nuʿaym (1) a dit : « ʿUmar ibn Muḥammad nous a rapporté, Ibrāhīm ibn as-Sindī nous a rapporté, an-Naḍr ibn Salama nous a rapporté, et Ismāʿīl ibn Qays ibn Saʿd ibn Zayd ibn Thābit nous a rapporté d’après Umm Saʿd bint Saʿd ibn al-Rabīʿ, qui a dit : “J’ai entendu Zayd ibn Thābit déclarer : Les rabbins juifs des Banū Qurayẓa et des Banū an-Naḍīr mentionnaient les caractéristiques du Prophète (ﷺ). Lorsqu’apparut l’astre rouge, ils annoncèrent qu’il s’agissait d’un prophète, qu’il n’y aurait aucun prophète après lui, qu’il se nommait Aḥmad et que son lieu d’émigration serait Yathrib. Quand le Messager de Dieu (ﷺ) arriva à Médine, ils le renièrent, l’envierent et rejetèrent la foi.” »
Abû Nuʿaym a également rapporté cette histoire dans son ouvrage (2) selon d’autres chaînes de transmission, et louange à Dieu.
Abû Nuʿaym (3) a dit : « Abū Muḥammad ibn Ḥibbān nous a rapporté, Abū Bakr ibn Abī ʿĀṣim nous a rapporté, Wahb ibn Munabbih nous a rapporté, Khālid nous a rapporté d’après Muḥammad ibn ʿAmr, lui-même d’après Abū Salama et Yaḥyā ibn ʿAbd ar-Raḥmān ibn Ḥāṭib, d’après Usāma ibn Zayd, qui a dit : Zayd ibn ʿAmr ibn Nufayl raconta : “Le Mubadhān – un docteur parmi les docteurs du Shām – a dit : ‘Un prophète est apparu ou va apparaître dans ton pays, son étoile est déjà sortie. Retourne donc, reconnais-le et suis-le.’” »
Nous évoquons également le tremblement du palais (4), la chute de ses merlons, l’extinction des feux, le songe du Mubadhān et d’autres signes.
Le ḥāfiẓ Abū Bakr Muḥammad ibn Jaʿfar ibn Sahl al-Kharā’iṭī rapporte dans son livre « Hoûtif al-Jinān » (5) : « ʿAlī ibn Ḥarb nous a rapporté, Abū Ayyūb Yaʿlā ibn ʿImrān – l’un des membres de la famille de Jarīr ibn ʿAbd Allāh al-Bajalī – nous a rapporté, et Makhzūm ibn Hānī al-Makhzūmī nous a rapporté d’après son père – qui vécut cent cinquante ans – en ces termes : “La nuit où naquit le Messager de Dieu (ﷺ), le palais de Kisrā trembla tandis que quatorze merlons s’en écroulèrent. Le feu de Perse s’éteignit, alors qu’il ne s’était plus éteint depuis mille ans, le lac de Sāwa (7) s’assécha, et le Mubadhān (8) vit en songe des chameaux indomptés qui menaient des chevaux arabes à travers le Tigre.” »