«Wajbatah (1) lorsqu’il se prosterne sous le Trône.»
Puis il déclara : «Ce récit a été rapporté uniquement par al-Ḥabalī (2), qui est inconnu (3).»
[Chapitre : Au sujet des signes advenus la nuit de sa naissance ﷺ]
Nous avons déjà mentionné, dans la section relative aux « Voix des djinns », ce qui a été rapporté (4) au sujet de la chute de nombreux idoles cette nuit-là, tombant sur leurs visages et se détachant de leurs emplacements, ainsi que ce que le Negus, roi d’Éthiopie, aurait observé, et l’apparition d’une lumière qui illumina pour lui les palais du Shām au moment de la naissance. Nous avons également mentionné la façon dont il tomba à genoux la tête levée vers le ciel, la fêlure de ce récipient (la marmite) laissant apparaître son noble visage, la lumière observée dans la maison où il naquit, la proximité des astres à leur égard et d’autres événements encore.
As-Suhaylī (5) rapporte, d’après le Tafsīr de Baqī ibn Makhlad le grand traditionniste, qu’Iblis poussa quatre grands cris (6) : lorsqu’il fut maudit, lorsqu’il fut banni du paradis, au moment de la naissance du Messager de Dieu ﷺ et quand la Fātiḥa fut révélée.
Selon Muḥammad ibn Isḥāq (7), Hishām ibn ʿUrwah rapportait de son père, d’après ʿĀʾishah qui raconta : « Il y avait un Juif qui habitait à La Mecque pour y faire du commerce. La nuit où le Messager de Dieu ﷺ vint au monde, il s’adressa à un groupe de Quraysh : “Ô gens de Quraysh, un enfant est-il né parmi vous cette nuit ?” Ils répondirent : “Par Dieu, nous n’en savons rien.” Il reprit : “Allāhu akbar ! Eh bien, si vous l’ignorez, cela ne fait rien. Écoutez et retenez ce que je vais vous dire : cette nuit est né le Prophète de cette dernière communauté, il porte, entre les deux épaules, un signe constitué de quelques poils alignés, tels une crinière de cheval. Il ne sera pas allaité durant deux nuits parce qu’un démon des djinns a introduit son doigt dans sa bouche, l’empêchant de téter.” »
Les hommes se séparèrent alors, formellement surpris par ses paroles. Une fois rentrés chez eux, chacun interrogea sa famille, et ils apprirent qu’en effet, ʿAbd Allāh ibn ʿAbdul-Muṭṭalib avait eu un fils qu’il avait nommé Muḥammad. Les Quraysh se réunirent à nouveau et se dirent : « Avez-vous entendu ce qu’a dit le Juif ? Êtes-vous au courant de la naissance de cet enfant ? » Ils se rendirent aussitôt chez le Juif et l’informèrent de la nouvelle.