Al-Bidayah wa an-NihayahIbn Kathir

Je cherche protection pour lui auprès de l’Unique (1)
contre la malveillance de tout envieux,
dans toute terre engagée (2)
et devant tout serviteur explorateur,
[yârû] et qu’il ne soit pas mon guide (3),
ô serviteur du Glorieux et du Majestueux,
jusqu’à ce que je le voie, ainsi que le guide des témoins (4).

Et le signe en est qu’une lumière sortira avec lui et remplira les palais de Busrâ au pays du Shâm. Lorsque cela surviendra, appelle-le « Muhammad », car son nom dans la Torah est « Ahmed », celui que les habitants du ciel et de la terre louent ; son nom dans l’Évangile est également « Ahmed », il est loué par les habitants du ciel et de la terre, et dans le Coran, son nom est « Muhammad » (5).

Cela implique qu’elle a vu, lorsqu’elle était enceinte de lui — que la paix et la bénédiction de Dieu soient sur lui —, comme s’il émanait d’elle une lumière qui illuminait les palais du Shâm. Puis, lorsqu’elle l’enfanta, elle vit concrètement l’interprétation de sa vision précédente, telle qu’elle l’avait perçue. Et Dieu est plus savant.

Muhammad ibn Sa‘d (6) a dit : « Muhammad ibn ‘Umar — c’est-à-dire al-Wâqidî — nous a informés en ces termes : “Muhammad ibn ‘Abd Allâh ibn Muslim nous a rapporté d’après az-Zuhrî (H) (7), et al-Wâqidî a dit : ‘Mûsâ ibn ‘Ubayda nous a rapporté d’après son frère, et d’après Muhammad ibn Ka‘b al-Qurazî (H). ‘Abd Allâh ibn Ja‘far az-Zuhri m’a également rapporté d’après sa tante, Umm Bakr bint al-Miswar, d’après son père, H. Et ‘Abd ar-Rahmân ibn Ibrâhîm al-Madanî (8) ainsi que Ziyâd ibn Hashraj nous ont rapporté d’après Abû Wajzah. Ma‘mar nous a rapporté, d’après Ibn Abî Najîh, d’après Mujâhid (H), et nous avons également reçu le récit…” »

(1) Il en est ainsi dans H avec l'ajout du yaa de liaison après la lettre de rime dans tous les vers, les prosodistes l'appellent un lien car il prolonge la voyelle brève de la lettre de rime cassée, comme indiqué dans al-Wafi d’al-Tabrizi (p. 225). (2) « al-barr » est le contraire de « al-bahr » et « ʿāhid » est un nom actif dérivé de ʿahada, une caractéristique d’un envieux, c’est-à-dire qu’il le poursuit avec son envie partout où il va, comme s’il ne se sépare jamais de sa jalousie. Voir Sharḥ al-Mawhab (1/129). Et dans la sīra d’Ibn Isḥāq (ʿāmid). (3) « ar-rāʾid » désigne celui qui s’avance avec ce qui est blâmable, c’est un malfaiteur. Yarʾud signifie « il le recherche pour lui ». « Ghayr rāʾid » signifie « ne le recherchant pas », métaphore pour qu’il ne lui profite en rien. Voir al-Lisān (Rūd) et Sharḥ al-Mawāhib (1/129). Ce qui est entre crochets provient des Dalāʾil, d’Ibn ʿAsākir et de la sīra d’Ibn Isḥāq : « nuzūl ghayr zāʾid », qui est une erreur orthographique. (4) Dans H, la sīra d’Ibn Isḥāq, les Dalāʾil et Ibn ʿAsākir : « ḥattā arāhu qad atā al-mashāhid », et dans la copie Ṣ des Dalāʾil : « ḥattā arāhu qāʾid qad atā al-mashāhid », comme s’il avait mentionné les deux versions ensemble, conservant celle qui maintient le mètre du vers et son sens. Il est évident que les deux derniers vers sont issus du rajaz mushtūr alors que les autres sont de son mukhāk. (5) Al-Bayhaqī a ajouté : « Je l’ai ainsi nommé. (6) Dans Ṭabaqāt (1/101, 102). (7) La lettre ḥāʾ dans ce rapport indique une modification de la chaîne de transmission. (8) Dans H : al-Murnī, mais on peut aussi lire al-Madanī, et dans Ṭ : al-Muzanī, confirmé par al-Ṭabaqāt ; je n’ai pas trouvé de biographie le concernant.
أُعِيذُهُ بالواحِدِي (١) من شَرِّ كُلِّ حاسِدِي في كلِّ بَرٍّ عَاهِدِي (٢) وكُلِّ عَبْدٍ رائِدِي [يَرُ] ودُ غَيْرَ رائدي (٣) عبدُ الحميدِ الماجِدِي حتى أراهُ وقائدَ المَشَاهِدِي (٤) وآيةُ ذلك أنه يخرجُ معه نورٌ يملأ قصورَ بُصْرَى من أرض الشام، فإذا وقع فسمِّيه محمدًا، فإنَّ اسمه في التوراة أحمد، يَحْمَدُهُ أهلُ السماء وأهلُ الأرض، واسمه في الإنجيل أحمد، يحمدُهُ أهل السماء وأهل الأرض، واسمه في القرآن محمد (٥) . وهذا وذاك يقتضي أنها رأتْ حين حملَتْ به (رحمهم الله) ، كأنه خرج منها نورٌ أضاءت له قصورُ الشام. ثم لما وضعَتْه رأتْ عيانًا تأويلَ ذلك كما رأتْهُ قبل ذلك ها هنا. والله أعلم. وقال محمد بن سعد (٦) : أنبأنا محمد بن عمر -هو الواقدي- حدّثنا محمد بن عبد الله بن مسلم عن الزهري (ح) (٧) وقال الواقدي: وحدّثنا موسى بن عُبيدة عن أخيه، ومحمد بن كعب القُرَظي (ح) وحدّثني عبد الله بن جعفر الزُّهْري، عن عمَّتِه أمِّ بكر بنت المِسْوَرِ، عن أبيها ح وحدّثنا عبد الرحمن بن إبراهيم المَدَني (٨) وزياد بن حَشْرَج، عن أبي وَجْزَة. وحدّثنا معمر، عن ابن أبي نَجِيح، عن مجاهد (ح) وحدّثنا
(١) كذا في ح بإثبات ياء الوصل بعد حرف الروي في سائر الأبيات، ويسميها العروضيون وصلًا لأنها تصل حركة حرف الروي المكسور، كما في الوافي للتبريزي (ص ٢٢٥). (٢) "البر": ضد البحر وعاهد: اسم فاعل من عهد صفة لحاسد، أي يتعهده بالحسد أينما سار، كأنه لا ينفك عن حسده. شرح الموهب (١/ ١٢٩). وفي سيرة ابن إسحاق (عامد). (٣) "الرائد": الذي يتقدم بمكروه، وهو طالب السوء. يرود: يطلبه له. غير رائد: غير طالب له الكلأ كناية عن أنه لا ينفعه بوجه. اللسان (رود) وشرح المواهب (١/ ١٢٩). وما بين معقوفين من الدلائل وابن عساكر وفي سيرة ابن إسحاق: نزول غير زائد، وهو تصحيف. (٤) في ح: وسيرة ابن إسحاق والدلائل وابن عساكر: حتى أراه قد أتى المشاهد، وفي نسخة ص: من الدلائل: حتى أراه قائد قد أتى المشاهد فكأنه ذكر الروايتين معًا، فأثبت منه ما يقيم وزن البيت ويوجه معناه. ولا يخفى: أن البيتين الأخيرين من مشطور الرجز والباقي من منهوكه. (٥) زاد البيهقي: فسمَّيْته كذلك. (٦) في الطبقات (١/ ١٠١، ١٠٢). (٧) حرف الحاء في هذا الخبر يدل على تحويل السند. (٨) في ح: المرني وقد تقرأ المدني وفي ط: المزني، والمثبت من الطبقات، ولم أقف على ترجمة له.

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