Tafsīr al-FātiḥahIbn Rajab al-Hanbali

constituerait pas une louange (1) qui Lui soit réellement digne ; tandis que, si l’on déclare : « La louange appartient à Allah », c’est comme si l’on disait : « Qui suis-je pour Le louer ? » — Il est, en vérité, loué par toutes les louanges que peuvent exprimer les louangeurs.

Exemple : si l’on te demande : « Untel t’a-t-il accordé un bienfait ? » — Si tu réponds : « Oui », tu l’as certes loué, mais d’une manière faible ; alors que, si tu dis : « Ses bienfaits s’étendent à l’ensemble des créatures », tu l’as exalté par la plus parfaite des louanges.

Note utile : la formule « al-ḥamdu lillāh » comporte huit lettres, et les portes du Paradis sont au nombre de huit ; quiconque prononce ces huit lettres avec un cœur pur mérite l’accès aux huit portes du Paradis (2).

Note utile : dans l’expression « subḥān Allāh wa al-ḥamdu lillāh », la glorification (tasbīḥ) précède la louange (taḥmīd), car le tasbīḥ indique que Dieu est parfait, tandis que le taḥmīd affirme qu’Il est au-delà même de la perfection ; pour cette raison, commencer par la louange est plus approprié.

Deuxième volet : au sujet des mérites de la louange.

(1) Tel qu’il figure dans le manuscrit ; il s’agit peut-être plutôt de : « la hamdan » (sans louange). (2) Tel qu’il figure dans le manuscrit, mais je n’en connais aucune source. Il est très probable que cette remarque ne provienne pas d’Ibn Rajab, car il n’est pas connu pour ce genre de notations ; de plus, l’endroit où elle apparaît ne justifie pas son insertion. Or, nombre de premiers possesseurs de manuscrits avaient l’habitude d’ajouter en marge des notes annexes liées au sujet traité. Il se peut donc que cette phrase soit une adjonction postérieure. Dieu le sait mieux.
حمد (١) يَليق به، أمَّا إذا قال: الحمدُ لله، فكانَّه قال: مَنْ أنا حتى أحمدَه؟ لكنَّه مَحمُودٌ بجميع حمد الحامدين، مثالُه: لو سُئلت: هل لفلان عليك نعمة؟ فإن قلتَ: نعَم، فقد حمدتَه، لكن حَمدًا ضعيفًا، وإن قلتَ: بل نِعَمُهُ على كلِّ الخلائق، فقد حمدتَهُ بأكملِ المحامد. فائدة: الحمدُ لله ثمانيةُ أحرُف، وأبوابُ الجنَّةِ ثمانية، فمَن قال هذه الثمانية عن صَفاءِ قلبه = استحقَ ثمانيةَ أبواب الجنَّة (٢). فائدة: قدّم التَّسبيح على التَّحميد في قولك: سبحانَ اللهِ والحمدُ لله، لأنَّ التَّسبيحَ إشارةٌ إلى أنَّه تامٌّ، والتحميد يدلُّ على كونه تعالى فوق التَّمام، فلهذا السَّبب كان الابتداءُ بالتحميدِ أوْلى. الوجه الثَّاني: في فضائل الحمد.
(١) كذا بالأصل، ولعلها: (لا حمداً). (٢) كذا بالأصل، ولا أعلم لهذا أصلًا، ويغلب على الظن أن هذه الفائدة ليست من كلام ابن رجب ﵀، لأنه لا يعرف من طريقته ذكر مثل هذه الأمور، وأيضًا المكان الذي ذكرت فيه لا تظهر فيه مناسبة قولها، وقد كان كثير من ملاك المخطوطات الأوائل يلحق بالكتاب فوائد تتعلق بموضوعه في طرته، فلعل هذه الجملة مما ألحقه بعضهم بهذا الكتاب والله تعالى أعلم.

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