qui n’a point d’associé dans la royauté, qui n’a pas besoin d’un protecteur par faiblesse, et proclame Sa grandeur comme il se doit » ⦗al-Isrâ’ : 111⦘. Ce verset constitue donc un ordre de Le louer pour Ses attributs de perfection, au premier rang desquels Son unicité (wahdâniyya) et Son absolue autosuffisance (ṣamadîyya).
Quant à l’expression : « Al-ḥamdu li-Llâh » (« Louange à Allah »), l’article alif-lâm qu’elle contient a fait l’objet de trois interprétations :
- Certains y voient l’alif-lâm de l’anaphore : il renverrait à une louange déjà connue.
- D’autres estiment qu’il s’agit de la définition de l’espèce, c’est-à-dire « la louange d’une manière générale » ; cette opinion est jugée faible.
- Pour Abû Ǧaʿfar al-Bâqir et d’autres, il marque l’exhaustivité ; c’est l’avis le plus juste.
On lit d’ailleurs dans la tradition : « Ô Allah, à Toi appartient toute la louange. » Dans la prière du qunût : « Nous Te faisons l’éloge de tout bien. » Et le Prophète déclara : « Je ne puis Te louer comme il convient ; c’est Toi qui T’es loué Toi-même. »
Objection : si toute louange revient à Allah, comment peut-on louer d’autres créatures, alors même que le nom du Prophète ﷺ, « Muḥammad », est dérivé du terme louange ? — Trois réponses sont avancées.
La première : toute louange appartient à Allah en ce sens que Lui seul la mérite, et c’est encore Lui qui loue qui Il veut parmi Ses créatures ; nul n’est donc loué si ce n’est celui qu’Il a Lui-même loué. La louange adressée à certaines de Ses créatures n’est, en réalité, que la manifestation de Sa propre louange ; elle ne sort donc pas…