ainsi que leur jeûne et leur pèlerinage, car il est extrêmement rare qu’une personne réunisse l’ensemble des sunna afférentes à ces actes d’adoration. Il est d’ailleurs bien établi qu’il n’est pas permis de dire : « Il n’y a pas de prière pour celui qui n’a pas prononcé, trois fois, la tasbîḥ — subḥāna rabbî al-ʿaẓîm (Gloire à mon Seigneur, le Très-Grand) et subḥāna rabbî al-aʿlâ (Gloire à mon Seigneur, le Très-Haut) — dans son inclinaison et sa prosternation ; il n’y a pas de prière pour celui qui n’a pas récité, à l’aube, l’un des longs chapitres du mufassal ; il n’y a pas de prière pour celui qui ne s’est pas purifié trois fois lors de l’ablution rituelle », et ainsi de suite.
En réalité, pareille formulation signifie que l’on nie la perfection de l’acte, non son existence ; plus précisément, il s’agit de la perfection liée aux obligations, non de celle qui dépend des actes simplement recommandés. Tel est l’avis retenu par Abû al-ʿAbbâs Ibn Taymiyya (1), et c’est l’opinion la plus probable. Allah est plus savant (2).