Les avis relatifs à cette question se ramènent à sept positions, car ceux qui considèrent la formule comme équivoque se divisent en deux écoles.
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La première estime que la négation, prise à sa valeur littérale, viserait l’inexistence même de l’acte dans la réalité sensible, alors que celui-ci est bel et bien accompli ; il faut donc sous-entendre un qualificatif, soit l’absence de validité, soit l’absence de perfection. Comme aucun de ces deux sens n’a priorité sur l’autre, on ne peut les sous-entendre simultanément, car ce qui est requis implicitement n’admet pas la pluralité.
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La seconde école juge que le propos a un sens juridique manifeste, mais qu’il oscille entre la négation de la perfection et celle de la validité, comme on l’a vu plus haut ; c’est l’opinion qu’al-Mâwardî rapporte des docteurs les plus rigoureux.
Quant à la majorité des jurisconsultes et des théologiens, la formule n’a pour eux rien d’équivoque, mais ils se partagent en cinq avis :
Premier avis : elle doit être comprise exclusivement comme une négation de la perfection. C’est, dans la version rapportée par Ḥarb (1), le sens apparent des paroles d’Aḥmad. L’argument est le suivant : le terme a servi parfois à nier la validité, parfois à nier la perfection, comme dans ces dires : « Il n’y a pas de prière pour le voisin de la mosquée si ce n’est à la mosquée » ou encore « Il n’y a pas de prière pour celui qui se détourne », et autres formules analogues. Si l’on posait qu’il est employé littéralement dans les deux sens, ou littéralement dans l’un d’eux seulement, il faudrait admettre soit un usage figuré, soit une homonymie ; on le retiendra donc pour littéral dans la notion commune aux deux acceptions.