Tafsīr al-FātiḥahIbn Rajab al-Hanbali

Un seul verset lui suffit, ainsi qu’Aḥmad l’a explicitement affirmé.

Je dis : al-Ḥulwânî rapporte toutefois une version selon laquelle il devient obligatoire de réciter sept versets lorsque l’on considère que la Fâtiḥa n’est pas spécifiquement requise ; à première vue – si cette version attribuée à Aḥmad est authentique – il faut l’entendre ainsi : soit la Fâtiḥa est obligatoire, soit, à sa place, sept autres versets.

On rapporte encore d’Aḥmad qu’il est obligatoire de réciter « ce qui est possible » (mâ tayassara). Je n’ai cependant trouvé personne qui précise ce qu’il faut entendre par là : s’agit-il de réciter ce qui est possible dans chaque rakʿa, ou suffit-il de le faire dans une seule rakʿa de la prière, comme l’ont soutenu al-Ḥasan al-Baṣrî et certains disciples de Dâwûd ?

Si l’on dit que la Fâtiḥa est désignée pour la prière, se pose alors la question de savoir si elle est requise dans chaque rakʿa ou non. Notre école, ainsi que la majorité des savants, estime qu’elle est obligatoire dans chaque rakʿa. Il est toutefois rapporté d’Aḥmad que la récitation n’est obligatoire que dans deux rakʿa des prières quadripartites […] (1).

La formulation de l’auteur du « Mughnî » indique qu’elle est assignée aux deux premières rakʿa (2) ; al-Nawawî rapporte la même opinion, dans son « Šarḥ al-Madhhab », au nom d’Abû Ḥanîfa (3), et, d’après Mâlik :

(1) Le manuscrit laisse un blanc équivalant à cinq lignes. (2) Al-Mughni, vol. 2, p. 156-157. (3) Al-Majmuʿ, vol. 3, p. 361. Extrait : « Abu Hanifa estime que la récitation est obligatoire dans les deux premières rakʿa ; dans les deux dernières, elle ne l’est pas : le fidèle peut, au choix, réciter, dire le tasbih ou garder le silence. »
تَكفيهِ الآية كما نصَّ عليه أحمدُ. قلتُ: لكن حَكى الحُلوانيُّ روايةً: أَنّه يَجبُ سَبعُ آياتٍ إذا قلُنا: لا تتعَيّن الفاتحةُ؛ والظَّاهرُ - إن صحّت هذه الرواية عن أحمد - فالمراد بها: إمَّا أن تجبَ الفاتحةُ أو سَبْعُ آياتٍ سِوَاها. وحُكي عن أحمدَ: أنَّه يجب قراءةُ ما تَيسَّرَ، لكن لم أرَ مَن ذكر ما المرادُ بقراءة مَا تَيسَّرَ: هل المراد بهِ في كلِّ رَكعةٍ تجبُ قراءةُ ما تيسَّرَ، أو تجبُ قراءةُ ما تَيسَّرَ في رَكعةٍ مِن الصَّلاةِ، كما ذَهبَ إليه الحَسَنُ البصريُّ وبعضُ أصحاب داود؟ . وإذا قلنا: تتعيَّن الفاتحةُ للصَّلاةِ، فهل تتعيَّن في كلِّ رَكعةٍ، أمْ لا؟ فمذهَبُنا ومَذهَبُ أكثرِ العلماءِ: أنَّها تتعيَّن في كلِّ رَكعةٍ، وحُكي عن أحمدَ: أنَّ القراءةَ تجبُ في رَكعتين من الرُباعيَّة [ ... ] (١). وقولُ صاحب «المغني» يَدُلُّ على تعيين الأُوليَيَن (٢)، وَحكاهُ النوويُّ في «شرح المهذَّب» عن أبي حنيفة (٣)، وعن مالكٍ: إن
(١) بياض في الأصل بمقدار خمسة أسطر. (٢) «المغني» (٢/ ١٥٦ - ١٥٧). (٣) «المجموع» (٣/ ٣٦١)، ونص كلامه: (وقال أبو حنيفة: تجب القراءة في الركعتين الأوليين، وأما الأخريان فلا تجب فيهما قراءة، بل إن شاء قرأ، وإن شاء سبح، وإن شاء سكت) ا. هـ.

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