Un seul verset lui suffit, ainsi qu’Aḥmad l’a explicitement affirmé.
Je dis : al-Ḥulwânî rapporte toutefois une version selon laquelle il devient obligatoire de réciter sept versets lorsque l’on considère que la Fâtiḥa n’est pas spécifiquement requise ; à première vue – si cette version attribuée à Aḥmad est authentique – il faut l’entendre ainsi : soit la Fâtiḥa est obligatoire, soit, à sa place, sept autres versets.
On rapporte encore d’Aḥmad qu’il est obligatoire de réciter « ce qui est possible » (mâ tayassara). Je n’ai cependant trouvé personne qui précise ce qu’il faut entendre par là : s’agit-il de réciter ce qui est possible dans chaque rakʿa, ou suffit-il de le faire dans une seule rakʿa de la prière, comme l’ont soutenu al-Ḥasan al-Baṣrî et certains disciples de Dâwûd ?
Si l’on dit que la Fâtiḥa est désignée pour la prière, se pose alors la question de savoir si elle est requise dans chaque rakʿa ou non. Notre école, ainsi que la majorité des savants, estime qu’elle est obligatoire dans chaque rakʿa. Il est toutefois rapporté d’Aḥmad que la récitation n’est obligatoire que dans deux rakʿa des prières quadripartites […] (1).
La formulation de l’auteur du « Mughnî » indique qu’elle est assignée aux deux premières rakʿa (2) ; al-Nawawî rapporte la même opinion, dans son « Šarḥ al-Madhhab », au nom d’Abû Ḥanîfa (3), et, d’après Mâlik :