qu’il s’agit plutôt d’un verset de longueur moyenne, ni trop court ni trop long.
Abû al-Baqâ’ al-ʿAkbarî, l’un de nos condisciples, tient des propos similaires dans son Šarḥ al-Hidâya : « Je n’ai trouvé, chez nos savants, aucune limite concernant la portion de verset qu’il est permis à la personne en état de grande impureté (junub) de réciter. Leur formulation donne à entendre que cela est autorisé, même si la portion est importante, et qu’elle est (1) assimilée à des versets de longueur moyenne. » Il ajoute : « À mon avis, la question doit être comprise autrement : la “portion” visée correspond à moins qu’un verset de longueur moyenne, pourvu qu’il s’agisse d’une énonciation complète, indépendante de ce qui la précède et de ce qui la suit. »
Ibn ʿAqîl déclare : « Si l’on admet que la Fâtiḥa n’est pas requise, on considère qu’il faut réciter sept versets dont le nombre de lettres équivaut à celui de la Fâtiḥa, ou bien sept versets même si ce total de lettres n’est pas atteint, selon deux avis. »
Abû al-Barakât Ibn Taymiyya objecte : « Cela contredit les textes explicites d’Aḥmad exposés plus haut ; c’est une inadvertance, car le critère des sept versets découle des ramifications de l’obligation de la Fâtiḥa, non de l’opinion qui en nie l’obligation. »
Ibn ʿAqîl, par la suite, est revenu réfuter (2) ses propres propos ailleurs et a déclaré :