Cinquième chapitre
Les dispositions relatives à la Fâtiḥa
Parmi ces dispositions, il y a le fait que sa récitation au cours de la prière constitue un pilier de celle-ci ; en principe, la prière n’est pas valide sans elle. Tel est l’un des deux avis rapportés des savants. At-Tirmidhî l’a attribué à la majorité des Compagnons, parmi lesquels ʿUmar, Jâbir et ʿImrân b. Ḥuṣayn (1). C’est également l’opinion de la plupart des Anciens, des juristes du Ḥijâz et des spécialistes du hadith, tels Ibn ʿAwn, Ibn al-Mubârak, al-Awzâʿî, ash-Shâfiʿî, Isḥâq, Abû Thawr, Dâwûd et bien d’autres. C’est aussi l’avis authentiquement rapporté de Mâlik. Il s’agit enfin de la position de l’imâm Aḥmad, transmise par la majorité de ses disciples et unanimement suivie par les adeptes de son école.
Le second avis soutient qu’elle ne fait pas partie des obligations de la prière ; la récitation d’un autre passage du Coran suffit donc de manière générale. Cet avis est défendu par un groupe de juristes d’Irak, puis…