…guidance et guérison. » (Fussilat, 44)
Allah — exalté soit-Il — dit encore : « Nous faisons descendre du Coran ce qui est guérison et miséricorde pour les croyants » (Al-Isrâ’, 82) ; ici, la préposition min indique l’espèce même (bayân al-jins) et non la partialité.
Dans les Sunan d’Ibn Mâjah, on rapporte d’après ʿAlî — qu’Allah l’agrée — que le Prophète ﷺ a dit : « Le meilleur des remèdes est le Coran » (1).
Ainsi, le Coran tout entier est une guérison, et la Fâtiḥa est la plus éminente de ses sourates ; elle bénéficie donc, en matière de soin, d’une spécificité que ne partagent pas les autres. Les connaisseurs n’ont cessé de se soigner par elle, constatant ses effets dans une convalescence et une guérison rapides.
Cependant, il est une subtilité qu’il convient de ne pas négliger : les ruqâ (incantations) et les taʿâwîdh (formules de protection) s’apparentent à une arme. L’efficacité de celle-ci dépend de la vigueur de celui qui la brandit et de la disposition de la cible à subir l’impact ; l’arme tient sa force du combattant plus que de sa lame. Lorsqu’elle est en elle-même parfaite, sans défaut, que le bras qui la manie est robuste et que la partie frappée se prête à la coupe, la section se produit immanquablement ; mais que l’une seulement de ces trois conditions vienne à manquer, et l’effet disparaît.
De même, les ruqâ et les taʿâwîdh requièrent la force, la détermination et l’influence de celui qui les pratique, ainsi que la réceptivité du malade ; si la guérison ne se réalise pas par ces incantations légales, c’est qu’il…