…l’invocation du serviteur après la louange et exauce sa demande. Cette particularité n’appartient à aucune autre sourate ; rien de semblable n’est rapporté pour un quelconque passage du Coran, si ce n’est pour la conclusion de la sourate al-Baqarah : elle aussi provient du trésor placé sous le Trône, et l’invocation qu’on y récite est exaucée tout comme celle de la Fâtiḥa. Toutefois, la Fâtiḥa lui est supérieure à deux égards.
- La Fâtiḥa s’ouvre par la louange, tandis que la fin de la sourate al-Baqarah n’en contient point ; elle ne fait que mentionner les articles de la foi, lesquels sont déjà inclus dans la Fâtiḥa.
- L’invocation de la Fâtiḥa est plus élevée : elle demande la guidée vers la voie droite, sans laquelle nul salut n’est possible. La conclusion d’al-Baqarah, quant à elle, invoque des compléments qui découlent de cette guidée ; or on ne saurait obtenir ces compléments sans la guidée vers la voie droite.
Cinquième mérite : la Fâtiḥa renferme les finalités de tous les Livres révélés depuis le ciel. Ibn Abî Ḥâtim rapporte, avec sa chaîne, d’après al-Ḥasan : « Allah — exalté soit-Il — a fait descendre quatre cents et quatre Livres ; Il les a rassemblés dans quatre Livres : la Torah, l’Évangile, les Psaumes et le Coran. Il a condensé ces quatre-là dans le Coran, puis a concentré le Coran dans les sourates dites mufaṣṣal, a résumé les mufaṣṣal dans la Fâtiḥa, et a renfermé le savoir de la Fâtiḥa dans : “C’est Toi que nous adorons et c’est Toi dont nous implorons le secours.” »
Abû ʿUbayd a également rapporté dans son Kitâb, avec sa chaîne, d’après al-Ḥasan…