…pour eux, et Il ne l’a accordée à personne avant la communauté de Muhammad ﷺ. Rapporté par Abû ʿUbayd (1).
Troisième mérite : elle provient d’un trésor placé sous le Trône. Nous avons rapporté, par la voie de Ṣâliḥ al-Murrî, d’après Thâbit al-Bunânî, selon Anas, que le Prophète ﷺ a dit : « Allah — exalté soit-Il — m’a accordé, parmi les faveurs qu’Il m’a octroyées : “Je t’ai donné la Fâtiḥat al-Kitâb ; elle fait partie des trésors de Mon Trône ; Je l’ai partagée entre Moi et toi en deux moitiés.” »
D’après ʿAlî ﵁, le Prophète ﷺ a déclaré : « La Fâtiḥat al-Kitâb, l’Âyat al-Kursî, le verset : “Allah atteste qu’il n’est de divinité que Lui” (Âl ʿImrân, 18), et le verset : “Dis : Ô Allah, Maître de la royauté” (Âl ʿImrân, 26) — ces versets sont suspendus au Trône ; aucun voile ne les sépare d’Allah. » Abû ʿAmr ad-Dânî l’a rapporté avec sa chaîne de transmission dans son Kitâb al-Bayân (2).
Quatrième mérite : cette sourate est spécialement destinée à la confidentielle invocation (munâjât) du Seigneur — Très-Haut. C’est pourquoi la prière lui est réservée : en effet, celui qui prie converse intimement avec son Seigneur, et le serviteur ne s’adresse à Lui qu’avec la parole la meilleure et la plus noble. Elle est partagée entre le serviteur et le Seigneur par moitiés : sa première moitié est un éloge adressé au Seigneur — glorifié soit-Il —, et le Seigneur — Très-Haut — entend l’invocation du serviteur, lui répond et entend…