l’avis d’al-Ashʿarî, d’Ibn al-Bâqillânî et d’autres encore.
On a dit aussi que la préférence se rapporte à la rétribution et au salaire qu’elle procure, non à son essence même ; telle est l’opinion d’un groupe de savants, parmi lesquels Ibn Ḥibbân (1).
D’autres enfin ont avancé que la préférence se fonde, selon deux considérations (2) :
- On tient compte du fait qu’Allah l’a prononcée.
- On tient compte du contenu de ses significations ; ainsi, ce qui renferme l’affirmation de l’unicité (tawḥîd) et de la transcendance divine est plus élevé que ce qui ne fait qu’informer au sujet des communautés ou mentionner Abû Lahab et autres exemples analogues.
Tel est l’avis d’Ishâq et de nombreux savants et théologiens ; c’est là l’opinion correcte, confirmée par les textes authentiques.
Seconde vertu : il n’a été révélé, ni dans le Coran, ni dans la Torah, ni dans l’Évangile, rien qui lui soit comparable. ʿAbd al-Ḥamîd ibn Jaʿfar a rapporté d’al-ʿAlâʾ ibn ʿAbd ar-Raḥmân, d’après son père, d’après Abû Hurayra, d’après Ubayy ibn Kaʿb, que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Allah – exalté soit-Il – n’a rien révélé, ni dans la Torah ni dans l’Évangile, qui égale la Mère du Coran ; elle est les “sept versets répétés”. » Ce hadith a été transmis par ʿAbdullâh ibn…