…et n’y figure pas le nom du copiste ; le manuscrit est incomplet, puisqu’il ne renferme que cinq chapitres que l’auteur avait posés en introduction à l’exégèse de la sourate, ainsi que le commencement de son commentaire sur la parole du Très-Haut : « Louange à Allah, Seigneur des mondes ». Sur la page de garde, on lit :
« Cette copie a été réalisée à partir d’un exemplaire extrait de l’incendie survenu lorsque Tamerlan brûla Damas ; une partie en avait été détruite par les flammes et nous avons transcrit ce que nous avons pu en sauver. »
À la fin du manuscrit, figure la note suivante :
« La suite de l’exposé sera recopiée ultérieurement, si Allah – Très-Haut – le veut. »
La première indication montre donc que certains passages de cette épître n’ont pas été retrouvés, tandis que la seconde laisse entendre que d’autres passages, bien que disponibles, n’ont pas été transcrits dans cet exemplaire !
J’ai constaté en outre de nombreux blancs à l’intérieur même du texte ; il semble – et Allah sait mieux – que ces espaces correspondent aux parties qui ont été consumées. Le copiste entendait sans doute – par sa formule « nous avons transcrit ce que nous avons pu en sauver » – qu’il ne s’agit que des feuillets qui, au cœur de l’ouvrage, avaient échappé aux flammes. Quant à la fin de l’épître, il est probable qu’il en ait différé la copie à un moment ultérieur, comme le suggère sa dernière note. Nous implorons Allah, le Très-Haut, de nous permettre de mettre la main sur ce qui viendra parachever cette épître, tout comme Il nous a déjà aidés à en retrouver le début ; Il est le seul Protecteur et le Tout-Puissant.