On l’appelle aussi « ash-Shâfiya » (la Guérisseuse).
Ar-Râzî déclare : les maladies se divisent en deux catégories, spirituelles et corporelles, comme le prouve le fait qu’Allah qualifie la mécréance de maladie lorsqu’Il dit : « Il y a dans leurs cœurs une maladie » (s. Al-Baqarah, v. 10).
Or, cette sourate renferme la connaissance des fondements, des ramifications et des dévoilements ; elle constitue donc, en vérité, une guérison, mieux : la guérison (1) dans ces trois domaines (2).
Onzième appellation : al-Wâfiya (la Complète), avec un f. Il est rapporté de Sufyân ibn ʿUyayna qu’elle fut ainsi nommée parce qu’elle n’admet aucune suppression : il faut la réciter entière, sans omission.
Az-Zamakhsharî ajoute qu’elle porte le nom de Wâfiya parce qu’elle contient les thèmes présents dans tout le Coran : l’exaltation d’Allah comme Il le mérite, l’adoration par l’ordre et l’interdiction, ainsi que la promesse et la menace (3).
Douzième appellation : al-Asâs (le Fondement). Il est rapporté de al-Shaʿbî qu’il l’appelait « al-Asâs » et disait : « J’ai entendu Ibn ʿAbbâs affirmer : le fondement des Livres, c’est le Coran ; le fondement du Coran, c’est la Fâtiha ; et le fondement de la Fâtiha, c’est Bism Allâh al-Raḥmân al-Raḥîm. »