Huitième appellation : Sûrat al-Ḥamd (la sourate de la Louange). Cette dénomination est désormais bien connue, et beaucoup ont compris le hadith : « Il ouvrait la prière par : al-ḥamdu li-llāhi rabbi l-ʿālamîn » comme une allusion au nom même de la sourate.
Si l’on objecte : « Plusieurs autres sourates du Coran commencent par : al-ḥamdu li-llāh ; pourquoi, dès lors, nommer la Fâtiha “Sûrat al-Ḥamd” à l’exclusion des autres ? »,
la réponse est la suivante : dans cette sourate, la louange adressée à Allah – exalté soit-Il – constitue l’objectif primordial parmi ses différents sens ; elle en occupe près de la moitié et y prédomine. C’est donc en fonction de ce qui y domine qu’on l’a désignée, contrairement aux autres sourates.
Neuvième appellation : ash-Shifâʾ (la Guérison). Plusieurs auteurs la mentionnent et rapportent le hadith transmis par Ibn Sîrîn, d’après Abû Saʿîd al-Khudrî : le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La Fâtiha, l’Ouverture du Livre, est une guérison pour toute maladie. » Dans une autre version : « … pour tout poison, sauf as-sâm, c’est-à-dire la mort. »
On rapporte qu’al-Dârimî l’a consigné (1), et il est également relaté, en mursal, d’après ʿAbd al-Malik ibn ʿUmayr que le Prophète ﷺ a dit : « Dans la Fâtiha il y a une guérison pour toute maladie. » (2)