…comme dans Sa parole : « …et récite le Qur’an de l’aube, car la récitation du Qur’an à l’aube est certes attestée » (sourate al-Isrâ’ 17 : 78).
Plusieurs imâms lui ont effectivement donné cette appellation.
Abû Shâma remarque, au cours d’une discussion : « Cette interprétation ne tient que si l’on concède que le partage s’applique aux versets de la Fâtiha ; or cela est irrecevable en soi. En réalité, le partage vise la ṣalât elle-même, comme le précise le ḥadith. – Si l’on objecte : il s’agit de la récitation effectuée durant la prière, nous répondons : il s’agit plutôt du partage entre les formules de rappel (dhikr) prescrites dans la prière, à savoir la louange et l’invocation. La louange revient à Allah Très-Haut, qu’elle figure dans la récitation, l’inclinaison, la prosternation ou ailleurs ; l’invocation, elle, concerne le serviteur, qu’elle soit formulée dans la récitation, la prosternation ou autre. »
An-Nawawî a entériné cette analyse, tout en appelant, lui aussi, la Fâtiha « la Prière » (1).
Septième appellation : Ruqyatu l-ḥaqq (l’Incantation véridique). Il est authentiquement rapporté que le Prophète ﷺ dit à celui qui avait pratiqué une ruqya grâce à la Fâtiha : « Et qu’est-ce qui t’a fait savoir qu’elle est une incantation ? » ; et qu’il lui a également déclaré : « Tu as bel et bien mangé grâce à une incantation légitime. »