ou légèrement au-dessus, ou légèrement au-dessous.
Les mathânî englobent ensuite toutes les sourates qui ne relèvent ni de ces deux catégories ni du mufaṣṣal. On les a ainsi nommées, dit-on, parce qu’elles viennent immédiatement après les miʾûn : celles-ci formeraient le premier groupe et les mathânî le second. D’autres expliquent que ce nom provient de la répétition qui y abonde — récits, paraboles, obligations cultuelles et peines légales y sont redoublés ; cette interprétation est rapportée d’Ibn ʿAbbâs et de Saʿîd b. Jubayr.
Al-Fâtiha appartient donc à la classe des mathânî, puisqu’elle ne fait partie ni des sept longues, ni des miʾûn, ni du mufaṣṣal ; elle ne peut dès lors être que du nombre des mathânî. Toutefois, le Prophète ﷺ l’a qualifiée de « les Sept Mathânî » parce qu’elle jouit, au sein même de cette catégorie, de privilèges particuliers qui la rendent plus digne que toute autre de ce titre : elle est, par exemple, redite à chaque unité de prière, entre autres spécificités. Elle constitue ainsi un type à part entière, d’où son appellation « les Sept Mathânî ». Dans la version rapportée par at-Tirmidhî, on lit d’ailleurs que le Prophète ﷺ a déclaré : « Elle est l’une des sept sourates des mathânî et le Coran sublime qui m’a été accordé » (1).
Cinquième appellation : al-Qur’ān al-ʿAẓīm (le Coran sublime). Nous reviendrons sur la parole du Prophète ﷺ au sujet d’al-Fâtiha : « Elle est les Sept Mathânî et le Coran sublime qui m’a été donné » (2).