et la répétition y est opérée, telle que la réitération de « iyyāka » (« c’est Toi [Seul] »), de « aṣ-ṣirāṭ » (« le chemin »), de « ʿalayhim » (« sur eux »), ainsi que – pour celui qui considère que la basmala relève de la sourate – la répétition de la formule « ar-Raḥmān ar-Raḥīm » (« le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux »).
Si l’on objecte : la parole du Très-Haut « Nous t’avons certes accordé les sept versets redoublés » (al-Ḥijr : 87) montre qu’al-Fâtiha n’est qu’un élément des mathânî et non la totalité, alors que le hadith rapporte que le Prophète ﷺ a dit d’al-Fâtiha : « Elle est les sept mathânî. »
La réponse est que l’ensemble du Coran se divise en quatre catégories : les sabʿ aṭ-ṭiwâl (les sept longues), les miʾûn (les centenaires), les mathânî (les versets redoublés) et le mufaṣṣal (le détaillé). Il est en effet rapporté dans le Musnad et ailleurs, d’après Wâthila b. al-Asqaʿ, que le Prophète ﷺ a déclaré : « Il m’a été donné, à la place de la Torah, les sept longues ; à la place des Psaumes, les centenaires ; à la place de l’Évangile, les versets redoublés ; et j’ai été distingué par le détaillé. » (1)
Un propos analogue a été transmis d’Ibn ʿAbbâs et d’autres.
Quant aux sabʿ aṭ-ṭiwâl, Ibn ʿAbbâs et Saʿîd b. Jubayr indiquent qu’il s’agit d’al-Baqarah, Âl ʿImrân, an-Nisâʾ, al-Mâʾidah, al-Anʿâm, al-Aʿrâf et Yûnus ; d’autres soutiennent que la septième regroupe al-Anfâl et Barâʾah (at-Tawbah).
Les miʾûn comprennent ensuite les sourates dont chacune avoisine la centaine de versets, environ cent, cent…