• On a également avancé que les habitants des cieux la récitent dans leur prière tout comme les habitants de la terre ; ʿUmar a rapporté qu’il s’agit là de la prière des anges.
• D’autres ont dit : c’est parce que sa révélation a été « doublée », étant descendue deux fois : une première à La Mecque, puis une seconde à Médine.
• Certains expliquent : parce qu’elle est exceptée des autres Livres révélés, comme on le verra plus loin (1).
• D’autres enfin soutiennent que les mots qu’elle contient vont par paires : « ar-Raḥmân ar-Raḥîm », « iyyâka naʿbudu wa-iyyâka nastaʿîn », « aṣ-Ṣirâṭ al-mustaqîm * ṣirâṭ allaḏîna », « al-maghḍûbi ʿalayhim wa-la ḍ-ḍâllîn » (2), sans oublier la répétition du terme « ʿalayhim » et, dans la lecture de ʿUmar : « ghayra al-maghḍûbi ʿalayhim wa-ghayra aḍ-ḍâllîn ». Tous ces énoncés apparaissant donc en double, la sourate a reçu le nom de « mathânî » pour cette raison.
Sache que le terme mathânî s’emploie sous deux angles :
- eu égard à ce dont la formulation même est répétée ;
- eu égard à ce dont les catégories et les types sont présentés deux fois et réitérés, car