Troisième section : Ses appellations
Cette sourate porte plusieurs noms :
- al-Fātiḥa (l’Ouverture du Livre). Dans les deux Ṣaḥīḥs, il est rapporté d’après ʿUbāda ibn al-Ṣāmit que le Prophète ﷺ a dit : « Il n’y a pas de prière pour celui qui ne récite pas al-Fātiḥa (l’Ouverture du Livre). » (1)
On l’appelle « Fātiḥat al-Kitāb » parce que, dans la rédaction du muṣḥaf, c’est par elle que l’on ouvre les sourates du Coran, et parce qu’on la récite en ouverture de la prière. C’est là l’un des arguments de ceux qui affirment que l’agencement des sourates du Coran est fixé par révélation, tout comme l’ordre des versets, et cela fait l’objet d’un consensus ; c’est ce qu’a mentionné Abū al-ʿAbbās.
Harb interrogea Aḥmad au sujet de quelqu’un qui lirait ou copierait une sourate en partant de sa fin pour remonter à son début ; Aḥmad le réprouva sévèrement.
Dans le Taʿlīq du Qāḍī, à propos de l’opinion selon laquelle la basmala ne fait pas partie de la Fātiḥa, on lit : « Les emplacements des versets ont la même valeur que les versets eux-mêmes ; ne vois-tu pas que celui qui s’emploie à en bouleverser l’ordre est semblable à celui qui… »