Cependant, Sufyân et d’autres l’ont également rapporté de Mansûr, mais en l’attribuant uniquement à Mujâhid.
Le troisième avis est que la sourate fut révélée une fois à La Mecque et une autre fois à Médine ; elle serait donc à la fois mecquoise et médinoise.
Abû al-Layth rapporte, pour sa part, que la moitié en fut révélée à Médine et l’autre moitié à La Mecque (1).
D’aucuns ont même soutenu qu’elle descendit entre La Mecque et Médine.
L’opinion la plus fondée est toutefois qu’elle fut révélée à La Mecque. En effet, la sourate al-Ḥijr est, de consensus, mecquoise, et Allah y déclare : « Et certes, Nous t’avons donné les sept versets répétés ainsi que le sublime Coran » (al-Ḥijr : 87). Or le Prophète ﷺ a expliqué que ces « sept versets répétés » désignent la Fâtiha ; il s’ensuit que sa révélation précède celle d’al-Ḥijr. Par ailleurs, la prière fut prescrite à La Mecque, et nul ne rapporte que le Prophète ﷺ ou ses Compagnons aient jamais accompli la prière sans la Fâtiha du Livre ; cela prouve donc qu’elle fut révélée à La Mecque.
Quant au récit affirmant qu’elle serait la toute première sourate révélée du Coran, les hadiths authentiques le réfutent.