al-Ghurar al-Naqiyyah ala al-Durar al-BahiyyahFayçal Al-Moubarak

– Quiconque formule un vœu sans en préciser l’objet, ou portant sur un acte de désobéissance, ou encore qu’il est incapable d’accomplir, doit s’acquitter de l’expiation du serment.
– Celui qui, alors qu’il était polythéiste, a fait le vœu d’une œuvre de rapprochement et embrasse ensuite l’islam, demeure tenu de l’honorer.
– Le vœu ne s’exécute qu’à concurrence du tiers (de la succession).
– Si l’auteur d’un vœu relatif à une œuvre pieuse meurt et que son fils l’accomplit à sa place, cela le libère ⦗1⦘.

Livre des aliments (Kitâb al-Aṭʿima)
… Le principe, pour toute chose, est la licéité.
– Rien n’est illicite si ce n’est ce qu’Allah – exalté soit-Il – et Son Messager ont déclaré illicite.
– Quant à ce sur quoi Ils se sont tus, cela relève de la dispense.

(1) L’auteur précise : « Si la personne ayant formulé un vœu meurt avant d’avoir accompli l’acte dévotionnel promis, et que son enfant l’accomplit à sa place, l’obligation est levée. » Al-Bukhârî intitule un chapitre : « Celui qui meurt alors qu’il a un vœu à acquitter » ; il y rapporte qu’‘Umar ordonna à une femme dont la mère avait voué d’accomplir une prière à Qubâ’ : « Accomplis-la pour elle. » Ibn ‘Abbâs émit un avis similaire. Puis il cite le ḥadith rapporté par Ibn ‘Abbâs : Sa‘d b. ‘Ubâda consulta le Messager d’Allah ﷺ au sujet d’un vœu inachevé par sa mère défunte ; le Prophète ﷺ répondit : « Acquitte-le pour elle. » Al-Hâfiẓ (Ibn Ḥajar) commente : « Ce ḥadith prouve qu’il est permis d’effectuer une aumône au nom d’un défunt et que celle-ci lui est profitable, la récompense lui parvenant – surtout si elle provient de son enfant. Cela constitue une dérogation au verset : “et que l’homme n’aura pour lui que ce qu’il aura acquis” (Coran 53, 39). La majorité assimile à l’aumône l’affranchissement d’un esclave pour le défunt, contrairement à l’opinion dominante chez les shâfi‘ites. Les savants divergent toutefois sur la portée d’autres actes méritoires – comme le pèlerinage ou le jeûne – quant à leur bénéfice pour le défunt. »
- ومَنْ نَذَرَ نَذْراً لَمْ يُسَمِّهْ أوْ كانَ مَعصِيَةً، أوْ لا يُطِيقُه، فَعَليه كَفَّارَةُ يَمِينٍ. - ومَنْ نَذَرَ بِقُربَةٍ (وهُو مُشرِكٌ) ثُمَّ أسلَمَ، لَزِمَهُ الوفَاءُ. - ولا يَنفُذُ النَّذرُ إلا مِن الثُّلُثِ. - وإذا ماتَ الناذِرُ بِقُربَةٍ ففَعَلَها عَنه ولَدُه أَجزَأَهُ ذَلِك (١). كتابُ الأطْعِمَةِ ... الأصلُ في كلِّ شَيءٍ الحِلُّ. - ولا يَحرُمُ إلا مَا حَرَّمَهُ اللهُ سُبحَانَه، ورَسُولُه. - ومَا سَكَتَا عَنهُ فهُوَ عَفْوٌ.
(١) - قوله: (وإذا مات الناذر بقربة ففعلها عنه ولده أجزأه ذلك)، قال البخاري (باب من مات وعليه نذر: وأمَرَ عمرُ امرأةً جعلت أمُّها على نفسها صلاةً بقُباء: فقال: صلِّي عنها، وقال ابن عباس نحوَه، ثُمَّ ساقَ حديثَ ابن عباس قال: استفتَى سعدُ بنُ عبادةَ رسولَ الله ﷺ في نذرٍ كان على أمِّه توفِّيت قبل أن تقضيَه، فقال رسولُ الله ﷺ: «فاقضِه عنها». قال الحافظ: (وفي الحديث من الفوائدِ جواز الصدقة عن الميِّت وأنَّ ذلك ينفعه بوصول ثواب الصدقة إليه، ولا سِيَّما إذا كان من الولد، وهو مخصوصٌ من عُمومِ قوله تعالى ﴿وَأَن لَّيْسَ لِلْإِنسَانِ إِلا مَا ... سَعَى﴾، ويلتحِقُ بالصدقةِ العتقُ عنه عند الجمهور خلافاً للمشهور عند الشافعيَّة، وقد اختلفوا في غير الصدقة من أعمال البر هل تصِلُ إلى الميِّت كالحجِّ والصومِ). انتهى.

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