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- L’ʿumrā et la ruqbā consacrent la pleine propriété au bénéficiaire — qu’on l’appelle muʿammar ou murqab — ainsi qu’à sa descendance après lui ; il n’est pas permis de revenir … sur ces donations (1).
Livre des serments (Kitâb al-Aymân)
- Le serment ne se prononce qu’au nom d’Allah — exalté soit-Il — ou en jurant par l’un de Ses attributs.
- Jurer par autre chose est illicite.
- Celui qui ajoute à son serment la formule « si Allah (exalté soit-Il) le veut » a formulé une exception ; il ne commet alors aucun parjure.
- Quant à celui qui a juré au sujet d’une chose et voit qu’une autre est meilleure :
(1) – Ibn Rushd déclare : « S’agissant du don rémunératoire (hibat al-thawâb), les avis divergent : Mâlik et Abû Hanîfa l’autorisent, alors qu’al-Shâfi‘î ainsi que Dâwûd et Abû Thawr l’interdisent. Le point de désaccord tient à la question suivante : est-ce une vente dont le prix est inconnu, ou non ? Ceux qui y voient une vente à prix indéterminé la classent parmi les contrats de gharar (aléatoires) prohibés. Ceux qui ne la considèrent pas comme telle la jugent licite. Il semble que Mâlik assimile ici l’usage (‘urf) à une condition implicite, à savoir que la contre-prestation doit être de valeur équivalente. D’où la divergence au sein de l’école lorsque le donateur n’est pas satisfait du dédommagement reçu : quelle règle appliquer ? Selon une opinion, la donation demeure obligatoire dès que le donataire verse la valeur de la chose ; selon une autre, elle ne l’est que si le donateur se déclare satisfait – avis attribué à ‘Umar, comme on le verra plus loin.
Ainsi, si la satisfaction du donateur est explicitement posée comme condition, aucune vente n’est conclue ; tel est l’avis le plus répandu chez Mâlik. En revanche, si l’on impose au donataire de verser la valeur du bien, il y a alors vente accomplie. Mâlik ne ramène la hiba à la notion de contre-prestation qu’en cas de litige, surtout lorsqu’un indice contextuel le suggère, par exemple lorsqu’un pauvre offre quelque chose à un riche ou lorsqu’il est manifeste que l’offrant n’a agi qu’en vue d’obtenir une rétribution. » Fin de citation.
- والعُمْرَى والرُّقْبَى توجِبَان المُلْكَ للمُعمَرِ والمُرقَبِ، ولِعَقَبِهِ مِنْ بَعدِه، لاَ رُجُوعَ ... فيهِما (١).
كتابُ الأيْمَانِ
- الحَلِفُ إنَّمَا يَكُونُ باسمِ اللهِ تعَالَى، أوْ صِفَةٍ له.
- ويَحرُمُ بِغيرِ ذَلك.
- ومَن حَلَفَ فقَالَ إنْ شاءَ اللهُ (تعالى) فقًدْ استَثْنَى. ولاَ حِنْثَ عَليْه.
- ومَن حَلَفَ على شيءٍ ورَأَى غيرَها خَيراً مِنهُ:
(١) - قال ابن رشد: (وأمَّا هِبَةُ الثواب فاختلفوا فيها فأجازها مالك وأبو حنيفة ومنعها الشافعي وبه قال داود وأبو ثور، وسبب الخلاف: هل هو بيعٌ مجهولُ الثمن أو ليس بيعاً مجهول الثمن، فمن رآه بيعاً مجهول الثمن قال: هي من بيوعِ الغَرر التي لا تجوز، ومن لم يرَ أنَّها بيعٌ مجهول قال: تجوز، وكأنَّ مالكاً جعَلَ العُرفَ فيها بمنزلةِ الشرْطِ، وهو ثوابُ مِثلِها، ولذلك اختَلفَ القولُ عندهم إذا لم يرضَ الواهب بالثواب ما الحكم؟ ، فقيل: تَلزَمُه الهِبةُ إذا أعطاهُ الموهوبُ القيمةَ، وقيل: لا تَلزَمُه إلا أن يرضيَه، وهو قول عمرَ على ما سيأتي بعد.
فإذا اشترطَ فيه الرضا فليس هنالك بيعٌ انعقَدَ، والأوَّلُ هُو المشهورُ عَنْ مالكٍ، وأمَّا إذا أُلزِمَ القيمةَ فهنالك بيعٌ انعقَد، وإنَّما يحمِلُ مالكٌ الهبةَ على الثوابِ إذا اختلفوا في ذلك، وخصوصاً إذا دلَّت قرينةُ الحال على ذلك، مثلُ أن يهَبَ الفقير للغني أولمن يرى أنَّه إنَّما قصَدَ بذلك الثوابَ). انتهى.