Livre des associations
– Les gens sont associés dans l’eau, le feu et le pâturage.
– Lorsque les ayants droit à l’eau se disputent, la priorité revient au plus en amont ; il la retient jusqu’à hauteur des chevilles, puis la laisse couler vers celui qui est en dessous.
– Il est interdit de retenir le surplus d’eau dans le but d’empêcher l’accès au pâturage.
– L’imam peut réserver certains terrains au pâturage des montures des musulmans lorsque le besoin s’en fait sentir.
– Il est permis de s’associer pour des capitaux et des opérations commerciales ; le bénéfice se répartit selon la convention convenue.
– La muḍāraba (association capital-travail) est licite pourvu qu’elle ne comporte rien d’illicite.
– Si les associés contestent la largeur d’une voie, celle-ci est fixée à sept coudées.
– Un voisin ne doit pas empêcher son voisin de fixer une poutre dans son mur.
– Aucun tort ni préjudice réciproque n’est toléré entre associés.
– Quiconque lèse son associé s’expose à la sanction de l’imam : celui-ci peut ordonner l’arrachage de ses arbres ou la vente de sa maison.