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5 – le salaire du muezzin,
6 – le qafîr prélevé par le meunier (1).
Il est toutefois licite d’engager quelqu’un, moyennant rémunération, pour la récitation du Coran (2).
(1) – À propos de l’expression « qafiz al-tahhan » (le boisseau du meunier), le Commentaire explique : « Elle renvoie au hadith rapporté par Abu Saʿid : “Le Messager a interdit le qafiz al-tahhan.” Ce récit est conservé par al-Darqutni et al-Bayhaqi ; la chaîne comprend Hisham Abou Kulaib, un narrateur jugé inconnu, bien qu’Ibn Hibban l’ait classé parmi les fiables et que Mughlatai l’ait déclaré digne de confiance. Le qafiz al-tahhan consiste à moudre le grain contre une part de la farine obtenue ; certains précisent que l’interdiction vise le cas où l’on moud une quantité indéterminée (sabra) contre une portion d’elle-même. »
Ibn Rushd ajoute : « Pour al-Tahawi, l’interdiction prophétique touche la pratique préislamique qui consistait à remettre du blé au meunier en échange d’une fraction de la farine. Cela nous paraît illicite, car l’employeur promet un bien qu’il ne possède pas encore ni n’a comme dette exigible ; al-Shafiʿi partage cet avis. Selon nos condisciples, si l’on engage un équarrisseur contre la peau, ou un meunier contre le son ou une mesure de farine, le contrat est nul en raison de l’interdiction du qafiz al-tahhan. L’école malikite, elle, le juge valable : on emploie le meunier pour une part déterminée du produit ; cette part constitue son salaire et elle est connue. »
(2) – Concernant la formule : « Il est permis d’employer quelqu’un pour la récitation du Coran », on se fonde sur le hadith du blessé par venin, où le Prophète dit : « Le bien le plus légitime pour lequel vous percevez une rémunération est le Livre d’Allah. » Par son caractère général, ce hadith autorise, selon la majorité, la rétribution de l’enseignement du Coran.
Les Ikhtiyarat nuancent toutefois : « Aucun imam n’a permis une rétribution pour la seule récitation ; la discussion ne concerne que l’enseignement. En revanche, il n’y a pas d’objection à percevoir un salaire pour la ruqya (incantation coranique), comme l’a explicitement admis Ahmad. »
٥ - وأجْرِ المُؤَذِّنِ.
٦ - وقَفِيرِ الطَّحَّانِ (١).
- ويَجُوزُ الإستئجارُ عَلى تِلاوَةِ القُرآنِ (٢).
(١) - قوله: (وقفيز الطحَّان)، قال في الشرح: (وأمَّا قفيز الطحَّان فلحديث أبي سعيد قال: (نهى رسول ﷺ عن قفيز الطحَّان). أخرجه الدارقطني والبيهقي، وفي إسناده هشام أبو كليب قيل: لا يعرفُ، وقد أورده ابن حبَّان في الثقات ووثَّقه مغلطاي، وقفيز الطحَّان هو أن يطحنَ الطعام بجزءٍ منه، قيل المنهيُّ عنه طحن الصُّبرَةِ لا يعلمُ قدرها بجُزءٍ منها). انتهى.
وقال ابن رشد: (قال الطحاوي: ومعنى نهيُ النبيِّ ﷺ عن قفيز الطحان، هو ما كانوا يفعلون في الجاهليَّة من دفع القمح إلى الطحَّان بجزءٍ من الدقيق الذي يطحنه، قال: وهذا لا يجوز عندنا، وهو استئجار من المستأجر بعينٍ ليس عنده، ولا هي من الأشياء التي تكون ديوناً على الذمم، ووافقه الشافعي على هذا؟ وقال أصحابنا: لو استأجر السلاَّخَ بالجلدِ والطحَّانَ بالنخالة أو بصاعٍ من الدقيق فسد، ... لنهيه ﷺ عن قفيز الطحَّان، وهذا على مذهب مالك جائز لأنهَّ استأجره على جزءٍ من الطِّحانِ معلومٌ، وأجرة الطحَّان ذلك الجزء، وهو معلومٌ أيضاً). انتهى.
(٢) - قوله: (ويجوز الاستئجار على تلاوة القرآن) لحديث اللدِيغِ، وفيه: " فقال رسول الله ﷺ: «إنَّ أحَقَّ ما اتخذتم عليه أجراً كتابُ الله» "، وعُمومُه يدلُّ على جواز الاستئجار على تعليم القرآن وهو قول الجمهور).
قال في الاختيارات: (والاستئجار على مجرَّدِ التلاوة لم يقُل به أحدٌ من الأئِمَّة، إنَّما تنازعوا في الاستئجار على التعليم، ولا بأس بجواز أخذ الأجرة على الرُّقية، ونصَّ عليه أحمد). انتهى.