al-Ghurar al-Naqiyyah ala al-Durar al-BahiyyahFayçal Al-Moubarak

1 – L’époux prononce quatre témoignages en jurant par Allah qu’il est bel et bien du nombre des véridiques ; puis, au cinquième, il ajoute : « Que la malédiction d’Allah soit sur moi si je suis du nombre des menteurs. »

2 – L’épouse, à son tour, jure par Allah à quatre reprises qu’il est assurément du nombre des menteurs ; puis, à la cinquième déclaration, elle dit : « Que la colère d’Allah soit sur moi s’il est du nombre des véridiques. »

– Si elle est enceinte ou vient d’accoucher, le mari introduit dans ses serments la négation de la paternité de l’enfant.

1 – Le juge prononce alors leur séparation.
2 – Elle devient définitivement interdite à son mari.
3 – L’enfant, le cas échéant, n’est affilié qu’à sa mère.
4 – Quiconque l’accuserait ensuite d’adultère est considéré comme un calomniateur.

Chapitre du délai de viduité (ʿidda) et de l’istibrâʾ
Le délai consécutif au divorce est :
1 – pour la femme enceinte : jusqu’à l’accouchement ;
2 – pour la femme réglée : trois cycles menstruels ;
3 – pour les autres cas : trois mois (1).

En cas de veuvage :
1 – quatre mois et dix jours ;
2 – si elle est enceinte : jusqu’à l’accouchement.

– Il n’y a pas de délai de viduité pour la femme non consommée.
– L’esclave suit la même règle que la femme libre (2).

(1) À propos de la clause : « et pour les autres, trois mois », al-Ikhtiyârât précise : « La femme dont les menstrues ont disparu sans qu’elle sache la cause : si elle est certaine qu’elles ne reviendront pas, elle accomplit son ʿidda en mois ; sinon, elle observe une année complète. » (2) Concernant la formule : « l’esclave est assimilée à la femme libre », on en déduit que, si elle voit ses règles, son ʿidda est de trois qurʾ (cycles menstruels). La majorité des juristes estime que son délai d’attente est fixé en qurʾ. Le Muqniʿ précise : « Celles qui n’ont pas encore eu leurs règles observent trois mois si elles sont libres ; si elles sont esclaves, deux mois — certains rapportent trois mois, d’autres un mois et demi. » La glose ajoute : « L’avis “deux mois pour l’esclave” constitue la position de l’école (hanbalite) ; il est partagé par Ibn ʿUmar, ʿAtâʾ, al-Zuhrî, Isḥâq et l’un des avis d’al-Shâfiʿî, car les mois remplacent ici les qurʾ : la femme soumise aux qurʾ attend trois qurʾ, leur équivalent est donc deux mois. L’opinion “trois mois” — rapportée de al-Ḥasan, Mujâhid, ʿUmar b. ʿAbd al-ʿAzîz, Yaḥyâ al-Anṣârî et Rabîʿa, deuxième avis d’al-Shâfiʿî — s’appuie sur la portée générale du verset et sur l’idée que l’on ne peut s’assurer de la vacuité de l’utérus en moins de trois mois, qu’il s’agisse d’esclave ou de femme libre. L’avis “un mois et demi”, retenu par Abû Bakr, adopté par ʿAlî — qu’Allah l’anoblisse — et transmis de Ibn ʿUmar, Saʿîd b. al-Musayyib, al-Shaʿbî, al-Thawrî et des juristes hanafites, correspond au troisième avis d’al-Shâfiʿî, au motif que l’ʿidda de l’esclave est la moitié de celle de la femme libre. » Al-Ikhtiyârât poursuit : « Pour une femme partiellement affranchie, si la part libre représente un tiers ou moins, seules deux qurʾ sont requises ; la fixation à deux qurʾ pour l’esclave n’étant qu’une mesure de nécessité, on applique à la partie affranchie un calcul proportionnel puis on complète. » Je conclus : par précaution, la période d’attente de l’esclave non menstruante est de trois mois. Allah sait mieux.
١ - فيشهَدُ الرجلَ أربعَ شهاداتٍ بالِله إنَّهُ لَمِنَ الصادقِينَ، والخامِسَةُ: " أنَّ لعنةَ اللهِ عَليهِ إنْ كانَ مِن الكاذِبِينَ ". ٢ - ثم تشهَدُ المرأةُ أربعَ شهاداتٍ باللهِ إنَّهُ لَمِنَ الكاذِبِين، والخامِسَةُ: " أنَّ غَضَبَ اللهِ علَيها إنْ كانَ مِن الصَادِقِينَ. - وإذا كانت حاملاً، أوْ كانَتْ قَدْ وَضَعَتْ أدْخَلَ نَفْيَ الولَدِ في أَيْمَانِه. ١ - ويفرِّقُ الحاكِمُ بَينَهُما. ٢ - وتَحْرُمُ عَلَيْه أَبَداً. ٣ - ويُلْحَقُ الولَدُ بأُمِّهِ فَقَطْ. ٤ - ومَنْ رَمَاها بِه فَهُوَ قَاذفٌ. باب العدة والاستبراء هِيَ لِلطَّلاقِ: ١ - مِن الحامِلِ بالوَضْعِ. ٢ - ومِن الحَائِضِ بِثَلاثِ حِيَضٍ. ٣ - ومِنْ غَيْرِهِما بِثَلاثَةِ أشْهُرٍ (١). وللوفاة: ١ - بأربعَةِ أشهُرٍ وعَشْرٍ. ٢ - وإنْ كانَتْ حامِلاً فبِالوضْعِ. - ولا عِدَّةَ عَلى غَيرِ مَدخُولَةٍ. - والأمَةُ كَالحُرَّةِ (٢).
(١) - قوله: (ومِن غيرِهما بثلاثةِ أشهرٍ) قال في الاختيارات: (ومن ارتفع حيضُها ما تدري ما رفَعَهُ، إنْ عَلِمتْ عدمَ عَوْدِه فَتَعْتَدُّ بالأشهر، وإلا اعتدَّت بِسَنةٍ). انتهى. (٢) - قوله: (والأمة كالحرَّة) أي: فتعتدُّ ثلاثةَ قروءٍ إن كانت حائضاً، وقال أكثر أهل العلم: عِدَّتها قرآن، قال في المقنع: (واللائي لم يحضنَ فعدَّتهنَّ ثلاثة أشهر) إن كنَّ حرائر، وإن كنَّ إماءً فشهران، وعنه ثلاثة، وعنه شهرٌ ونصف). قال في الحاشية: (قوله: " وإن كنَّ إماءٍ فشهران "، هذا المذهَبُ، وبه قال ابن عمر وعطاء والزهري وإسحق وأحد أقوال الشافعي لأنَّ الأشهرَ بدلٌ من القروء، وعِدَّةُ ذاتِ القروءِ قرآن، فبَدَلُهما شهران، وعنه: " ثلاثةٌ "، رُوِي ذلك عن الحسن ومجاهد وعمر بن عبد العزيز ويحيى الأنصاري وربيعة، وهو القول الثاني للشافعي لعموم الآية، ولأنَّ اعتبار الشهور ها هنا للعلم ببراءة الرحم، ولا يحصل بدون ثلاثة أشهر في الأَمَةِ والحُرَّة جميعاً، وعنه: " شهر ونصف "، اختاره أبو بكر، وبِه قال علي ﵁، ورُوِي ذلك عن ابن عمر وسعيد بن المسيَّب والشعبي والثوري وأصحاب الرأي وهو القول الثالث للشافعي لأنَّ عِدَّة الأمَةِ نصف عِدَّة الحُرَّة). انتهى. ... قال في الاختيارات: (ويتوجَّه في المعتَقِ بعضُها إذا كان الحُرُّ ثلثُها - فما دون - أن لا يجِبُ إلا قرآن، فإنَّ تكميل القُرأَين للأمَة إنَّما كان للضرورة، فيؤخَذُ للمعتَقِ بعضُها بحساب الأصل ويكمَّل). انتهى. قلت: والاحتياط أنَّ عِدَّة الأمِةِ - غير الحائض - ثلاثةُ أشهُر والله أعلم.

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