al-Ghurar al-Naqiyyah ala al-Durar al-BahiyyahFayçal Al-Moubarak

– Toute union excédant le nombre de femmes légalement permis, que ce soit pour l’homme libre ou pour l’esclave (1).
– Si l’esclave contracte mariage sans l’autorisation de son maître, cette union est nulle.

(1) À propos de la formule : « … et tout ce qui excède le nombre permis à l’homme libre comme à l’esclave », Ibn Rushd écrit : « Les musulmans sont unanimes pour reconnaître qu’un homme libre peut réunir simultanément quatre épouses. Ils divergent toutefois sur deux questions : le cas de l’esclave et la possibilité de dépasser quatre femmes. – Esclave : selon l’opinion la plus répandue de Malik, suivie par les littéralistes (ahl al-zahir), l’esclave peut également épouser quatre femmes. Abu Hanifa et al-Shafi‘i ne lui en autorisent que deux. Le désaccord tient à savoir si la condition servile réduit ce nombre, comme elle divise par deux la peine légale (had) encourue par le libre pour fornication et, pour certains, le nombre de répudiations. Tous s’accordent en effet sur la demi-peine de l’esclave en cas de fornication, mais divergent pour le reste. – Au-delà de quatre : la majorité interdit la cinquième épouse, se fondant sur le verset : « Épousez, parmi les femmes qui vous plaisent, deux, trois ou quatre » (Coran 4, 3) et sur la parole du Prophète à Ghaylan, nouveau converti qui avait dix femmes : « Garde-en quatre et renvoie les autres. » Un petit groupe autorise jusqu’à neuf épouses, en comprenant le verset comme une addition des nombres qu’il mentionne. » Le Muqni‘ poursuit : « Il n’est pas licite à l’homme libre de réunir plus de quatre femmes, ni à l’esclave plus de deux. » La glose précise : « Tel est l’avis de ‘Umar, ‘Ali, ‘Abd al-Rahman, ‘Ata’, al-Hasan, al-Sha‘bi, Qatada, al-Thawri, al-Shafi‘i et des juristes hanafites. Al-Qasim b. Muhammad, Salim b. ‘Abd Allah, Tawus, Mujahid, Malik, Abu Thawr et Dawud permettent à l’esclave quatre épouses, invoquant la portée générale du verset. Notre argument s’appuie sur le récit transmis par l’imam Ahmad, d’après Ibn Sirin : ‘Umar interrogea l’assemblée : « Combien de femmes l’esclave peut-il épouser ? » – ‘Abd al-Rahman b. ‘Awf répondit : « Deux, et il ne dispose que de deux répudiations. » Cet avis fut émis publiquement devant des Compagnons et ne rencontra aucune objection ; il vaut donc consensus et restreint la portée générale du verset, lequel, par l’expression « et ce que possèdent vos mains droites », vise clairement les hommes libres. »
- وما زادَ على العَدَدِ المُباحِ للحُرِّ والعبدِ (١). - واذا تزوَّجَ العبدُ بغيرِ إذنِ سيِّدِه فنِكاحُه باطِلٌ.
(١) - قوله: (وما زادَ على العددِ المباحِ للحُرِّ والعبد)، قال ابنُ رشد (واتفقَ المسلمون على جواز نكاح أربع من النساء معاً، وذلك للأحرار من الرجال، واختلفوا في موضعين: في العبيد، وفيما فوق الأربع. - أمَّا العبيد فقال مالك في المشهور عنه: يجوزُ لهُ أن ينكح أربعاً، وبه قال أهل الظاهر، وقال أبو حنيفة والشافعي: لا يجوز له الجمع إلا بين اثنتين فقط، وبسبب اختلافِه: هل العبوديَّة لها تأثيرٌ في إسقاط هذا العدد كما لها تأثيرٌ في إسقاط نصفِ الحدِّ الواجبِ على الحُرِّ في الزنا، وكذلك في الطلاق عند من رأى ذلك، وذلك أنَّ المسلمين اتفقوا على تنصيف حدِّه في الزنا، أعني حدَّه نصفَ حدِّ الحُرِّ، واختلفوا في غير ذلك. - وأمَّا فوق الأربع فإنَّ الجمهور على أنَّه لا تجوز له الخامسة لقوله تعالى: ﴿فَانكِحُوا مَا طَابَ لَكُم مِّنَ النِّسَاء مَثْنَى وَثُلاَثَ وَرُبَاعَ﴾، ولِما رُوِي عنه ﵇ أنَّه قال لغيلانَ لمَّا أسلم وتحته عشرُ نِسوة: «أمسِكْ أربعاً وفارِقْ سائرَهنَّ»، وقالت فرقةٌ: يجوز تسعٌ ويشبِهُ أن يكونَ من أجازَ التسعَ ذهب مذهب الجمع في الآية المذكورة، أعني: جمعَ الأعداد في قوله تعالى: ﴿مَثْنَى وَثُلاَثَ وَرُبَاعَ﴾). انتهى. قال في المقنع: (ولا يحِلُّ للحُرِّ أن يجمع بين أكثرَ من أربع، ولا للعبد أن يتزوَّج أكثر من اثنتين)، قال في الحاشية (هذا المذهب وبه قال عمر وعلي وعبد الرحمن وعطاء والحسن والشعبي وقتادة والثوري والشافعي وأصحاب الرأي، وقال القاسم بن محمد وسالم بن عبد الله وطاوس ومجاهد ومالك وأبو ثور وداود: له نكاح أربع لعموم الآية، ولنا ما روَى الإمامُ أحمدَ بإسناده عن ابن سيرين أنَّ عمرَ سألَ الناسَ (كم يتزوج العبدُ) فقال عبد الرحمن بن عوف: (اثنتين وطلاقه اثنتين) وهذا بمحضَرٍ من الصحابة، فلم يُنكَرْ فكان إجماعاً، فيخُصُّ عمومَ الآية على أنَّ فيها ما يدلُّ على إرادة الأحرار وهو قوله: ﴿وَمَا مَلَكَتْ ... أَيْمَانُكُمْ﴾.

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