al-Ghurar al-Naqiyyah ala al-Durar al-BahiyyahFayçal Al-Moubarak

2 – ou la laisser en jouissance commune entre les conquérants.
3 – ou la rendre commune à l’ensemble des musulmans.
– Celui à qui l’un des musulmans accorde un sauf-conduit bénéficie de la sécurité.
– L’émissaire jouit du même statut que le titulaire d’un sauf-conduit.
– Il est permis de conclure une trêve avec les mécréants – fût-elle assortie de conditions – pour un terme dont la limite supérieure est de dix ans (1).

(1) – « Il est permis de conclure une trêve avec les mécréants, fût-elle assortie de conditions, pour une durée n’excédant pas dix ans. » L’auteur de l’Ifsah précise : « Tous les juristes reconnaissent que, lorsqu’un pacte est conclu avec des polythéistes, il doit être honoré. Abou Hanifa fait toutefois dépendre cette obligation du maintien de la maslaha (l’intérêt général) ; sitôt que celle-ci commande la rupture, on leur notifie l’annulation du traité puis on y met fin. D’après ce que je sais, ils s’accordent tous à juger illicite de rompre un pacte sans l’avoir d’abord dénoncé. Ils divergent cependant sur la durée : Abou Hanifa et Ahmad l’autorisent sans limite, mais Abou Hanifa ajoute que, dès que l’imam dispose d’une force suffisante, il dénonce et rompt le traité. Malik et al-Shafi‘i, eux, n’autorisent pas de trêve dépassant dix ans. » Ibn Rushd écrit : « Chapitre VI – De la licéité de la trêve. Certains l’admettent même sans motif particulier lorsque l’imam y voit un avantage pour les musulmans ; d’autres ne l’autorisent qu’en cas de nécessité pressante – troubles (fitna) ou autre –, soit moyennant un paiement reçu des ennemis qui ne relève pas de la djizya (celle-ci n’étant due que lorsque l’autorité islamique s’applique à eux), soit même sans contrepartie. Al-Awza‘i permettait à l’imam de pactiser avec les mécréants contre une somme versée par les musulmans si une grave épreuve l’exigeait. Al-Shafi‘i considère que les musulmans ne peuvent rien verser aux mécréants, sauf s’ils craignent l’extermination à cause de leur infériorité numérique ou d’une calamité. Les partisans de l’accord lorsque l’imam le juge utile sont Malik, al-Shafi‘i et Abou Hanifa ; néanmoins, pour al-Shafi‘i, la trêve ne doit pas dépasser la durée accordée par le Prophète (que la paix et le salut soient sur lui) lors de Hudaybiya. La controverse sur la trêve sans nécessité oppose d’un côté les versets : « Lorsque les mois sacrés seront écoulés, tuez les polythéistes où que vous les trouviez » et « Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier », et de l’autre : « S’ils inclinent à la paix, incline-toi toi aussi et place ta confiance en Allah ». Ceux qui tiennent les versets ordonnant le combat jusqu’à la soumission ou le paiement de la djizya pour abrogeants affirment que la trêve n’est licite qu’en cas de nécessité. Ceux qui voient dans le verset de la paix une restriction estiment la trêve permise lorsque l’imam l’estime opportune, s’appuyant sur la pratique prophétique ; la trêve de Hudaybiya n’était pas dictée par la contrainte. Pour al-Shafi‘i, le principe est de combattre jusqu’à la soumission ou la djizya ; ce principe est restreint par l’exemple du Prophète, mais il refuse de dépasser la durée fixée à Hudaybiya. Les avis divergent sur cette durée : quatre ans selon certains, trois ans pour d’autres, dix ans enfin – opinion qu’il retient. Ceux qui autorisent un accord impliquant un versement des musulmans en cas de nécessité se fondent sur le récit selon lequel le Prophète envisagea de céder une part des récoltes de Médine à certains polythéistes coalisés pour les dissuader ; mais, faute d’adhésion de ses compagnons, il y renonça et Allah lui accorda la victoire. Quant à ceux qui ne l’admettent qu’en cas de crainte d’extermination, ils s’appuient sur l’analogie avec le consensus autorisant la rançon des captifs musulmans : en pareille situation, les musulmans se trouvent dans la même position que des prisonniers. »
٢ - أو تركِها مشتركةً بين الغانمين. ٣ - أو بين جميعِ المسلمين. - ومن أمَّنه أحدُ المسلمين صار آمناً. - والرسول كالمُؤمَّنِ. - وتجوزُ مهادنةُ الكفارِ - ولو بشرط -، وإلى أجل أكثره عشر سنين (١).
(١) - قوله: (وتجوز مهادنة الكفَّار ولو بشرط، وإلى أجل أكثره عشر سنين). قال في الإفصاح: (واتفقوا على أنَّه إذا عوهِدَ المشركون عهداً وُفِّيَ لهم به، إلا أبا حنيفة فإنَّه شَرَطَ في ذلك بقاء المصلحة، فمتى اقتضت المصلحة الفسخ نُبِذَ إليهم العهدُ وفُسِخ، واتفقوا فيما أعلم على أنَّه لا يجوزُ نقضُه إلا بعدَ نبذِه، واختلفوا في مُدَّةِ العهد، فقال أبو حنيفة وأحمد: يجوز ذلك على الاطلاق إلا أنَّ أبا حنيفة قال: متى وجَدَ الإمام قُوَّةً نبَذَ إليهم عهدهم وفَسَخ، وقال مالك والشافعي لا يجوز أكثر من عشر سنين). انتهى. وقال ابن رشد: (الفصل السادس: فأمَّا هل تجوزُ المهادنة؟ فإنَّ قوماً أجازوها ابتداءً من غير سبب إذا رأى ذلك الإمام مصلحةً للمسلمين، وقومٌ لم يجيزوها إلا لمكان الضرورة الداعية لأهل الإسلام من فتنةٍ أو غير ذلك، إمَّا بشيءٍ يأخذونه منهم لا على حكمِ الجزية إذ كانت الجزية إنَّما شرطها: أن تؤخذُ منهم وهم بحيث تنفُذُ عليهم أحكامُ المسلمين، وإمَّا بلا شيءٍ يأخذونه منهم، وكان الأوزاعي يُجيزُ أن يصالِحَ الإمام الكفار على شيءٍ يدفعه المسلمون إلى الكفَّار إذا دعت إلى ذلك ضرورةُ فتنةٍ أو غير ذلك من الضرورات، وقال الشافعي لا يعطي المسلمون الكفار شيئاً إلا أن يخافوا أن يُصطَلَموا لكثرة العدد وقِلَّتهم، أو لمحنةٍ نزلت بهم، ومن قال بإجازة الصلح إذا رأى الإمام ذلك مصلحةً مالكُ والشافعيُ وأبو حنيفة، إلا أنَّ الشافعي لا يجوزُ عنده الصلحُ لأكثرَ من المُدَّةِ التي صالح عليها رسولُ الله ﷺ الكفار عام الحديبية، وسبب اختلافهم في جواز الصلح من غير ضرورة معارضة ظاهر قوله تعالى ﴿فَإِذَا انسَلَخَ الأَشْهُرُ الْحُرُمُ فَاقْتُلُوا الْمُشْرِكِينَ حَيْثُ وَجَدتُّمُوهُمْ﴾ وقوله تعالى ﴿قَاتِلُوا الَّذِينَ لا يُؤْمِنُونَ بِاللهِ وَلاَ بِالْيَوْمِ الآخِرِ﴾ لقولِه تعالى ﴿وَإِن جَنَحُوا لِلسَّلْمِ فَاجْنَحْ لَهَا وَتَوَكَّلْ عَلَى اللهِ﴾ فمن رأى أنَّ آية الأمر بالقتال حتى يُسلِموا أو يُعطُوا الجزيةَ ناسخةٌ لآية الصلح قال: لا يجوز الصلح إلا من ضرورة، ومن رأى أنَّ آيةَ الصلح مخصِّصةٌ لتلك قال: الصلح جائز إذا رأى ذلك الإمام وعضَدَ تأويلَه بفعله ذلك ﷺ، وذلك أنَّ صُلحَه ﷺ عام الحديبية لم يكُنْ لوضعِ الضرورة، وأمَّا الشافعي فلمَّا كان الأصلُ عنده الأمر بالقتال حتى يُسلِموا أو يُعطوا الجزيةَ وكان هذا مخصَّصاً عنده بفعلِه عليه والسلام لم يرَ أن يُزادَ على المُدَّة التي صالَحَ عليها رسول الله ﷺ، وقد اختُلِف في هذه المدَّة فقيل كانت أربع سنين، وقيل ثلاثاً، وقيل عشر سنين، وبذلك قال الشافعي، وأمَّا من أجازَ أن يُصالِحَ المسلمون المشركين يأن يُعطوا لهم المسلمون شيئاً إذا دعت إلى ذلك ضرورةُ فتنةِ أو غيرها فمصيراً إلى ما رُوِيَ أنَّه كان ﵇ قد همَّ بأن يعطيَ بعضَ ثمر المدينة لبعضِ الكفَّار الذين كانوا في جُملةِ الأحزاب لتخبيبهم، فلم يوافِقْهُ على القَدْرِ الذي كان سمحَ لديه من ثَمرِ المدينةِ حتى أفاءَ الله بنصره، وأمَّا من لم يُجِزْ ذلك إلا أنْ يخافَ المسلمون أن يُصطَلَموا فقِياساً على إجماعِهم على جوازِ فِداءِ أُسارَى المسلمين، لأنَّ المسلمين إذا صاروا في هذا الحدِّ فهم بمنزلة الأُسارَى). انتهى.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies