Se prémunir contre l’envie
Il ne fait aucun doute que la prévention de l’envie préoccupe beaucoup de gens ; certains s’en soucient même davantage que du traitement, car elle permet d’éviter les dangers et les méfaits de l’envie. Or, s’il vaut mieux prévenir que guérir dans le cas des maladies organiques, il en va exactement de même pour le mauvais œil. Puisque je me suis imposé, dans cet ouvrage, de ne pas suivre la voie de ceux qui expérimentent et agissent sur la foi de leurs propres expériences, je n’adopte pas cette démarche. Plusieurs personnes ont soutenu cette position. Citons notamment les propos du docteur Fahd ibn Duwayyān al-Suhaymī, enseignant à l’Université islamique de Médine, dans son mémoire de master :
« La prévention contre tout cela et ce qui lui ressemble doit reposer sur des moyens qui lui sont adaptés et qui en repoussent les effets nuisibles. Le traitement et la prévention en médecine obéissent au même principe : l’un des fondements les plus élémentaires de la médecine consiste à diagnostiquer la maladie, puis à administrer le remède. De même, chaque maladie fait l’objet d’une prévention appropriée, au moyen des sérums qui lui conviennent. Quant au mauvais œil, la manière exacte dont il atteint sa victime demeure inconnue, comme nous l’avons précédemment expliqué, car elle relève des réalités qui nous sont cachées. Il est donc impossible de le diagnostiquer dans des laboratoires de chimie, au moyen de rayonnements électriques ou à partir de symptômes apparents. On ne peut en connaître quelque chose qu’à travers les manifestations de ses effets, qui apparaissent, après qu’il a frappé, chez la personne atteinte. Il n’existe donc aucun moyen de s’en prémunir avant qu’il ne frappe, si ce n’est ce qui nous est parvenu par révélation dans le Livre d’Allah ou la sunna du Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui. » (1)
Je dis : ce sont là des propos solides et dignes de considération, formulés dans le cadre d’une étude spécialisée à laquelle le chercheur s’est entièrement consacré. C’est précisément ce que je prône et répète depuis le début de cet ouvrage. Le cheikh Atiyya Muhammad Sālim — qu’Allah lui fasse miséricorde — a également soutenu cette position (2), et ses propos seront cités plus loin. Pour cette raison, entre autres, j’affirme que la prévention repose sur deux moyens que seule la Loi révélée permet de connaître :