Abū Jamra al-Dubaī rapporte : « Je fréquentais Ibn Abbās à La Mecque lorsque je fus pris de fièvre. Il me dit : “Fais-la baisser avec de l’eau de Zamzam, car le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — a dit : ‘La fièvre est une émanation brûlante de la Géhenne ; rafraîchissez-la donc avec de l’eau’ — ou peut-être a-t-il dit : ‘avec de l’eau de Zamzam.’” » (1)
Dans le hadith de Jābir ibn Abd Allah al-Ansārī — qu’Allah l’agrée —, celui-ci dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — dire : “L’eau de Zamzam vaut pour l’intention dans laquelle elle est bue.” » (2)
Il est également rapporté d’après Aïcha — qu’Allah l’agrée — qu’elle emportait de l’eau de Zamzam et indiquait que le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — en emportait lui aussi. Abū Īsā a dit : « Ce hadith est bon et singulier ; nous ne le connaissons que par cette voie. » (3)
(1) Authentique : rapporté par al-Bukhārī (3261) et Ahmad (2644).
(2) Faible : rapporté par Ahmad (14435, 14578). Ahmad ibn Hanbal a dit : « Abd Allah ibn al-Walīd nous a rapporté : Abd Allah ibn al-Mu’ammal nous a rapporté, d’après Abū al-Zubayr, d’après Jābir, qui rapporte… » Cette chaîne est faible. Concernant Abd Allah ibn al-Walīd ibn Maymūn, Abū Zur’a a dit : « Il est véridique. » Abū Hātim a déclaré : « Ses hadiths peuvent être consignés, mais ils ne peuvent servir de preuve. » Abū Ahmad ibn Adī a dit : « Je n’ai rien relevé de répréhensible dans ses hadiths qui mérite d’être mentionné. » Fin de citation. Ibn Hibbān l’a mentionné dans son ouvrage al-Thiqāt et a dit : « Sa transmission est régulière. » Al-Bukhārī l’a cité comme transmetteur d’appui dans son Sahīh et a rapporté de lui dans al-Adab al-Mufrad. C’est donc un transmetteur véridique qui commet des erreurs. Quant à son maître, Abd Allah ibn al-Mu’ammal ibn Wahb Allah, il est faible et doté d’une mauvaise mémoire. Al-Walīd ibn Muslim a corroboré la transmission d’Abd Allah chez Ibn Māja (3062), mais cette corroboration n’est d’aucune utilité en raison de la faiblesse d’Ibn al-Mu’ammal. En outre, al-Walīd n’a pas déclaré explicitement avoir entendu ce récit d’Ibn al-Mu’ammal, alors qu’il pratiquait le tadlīs (dissimulation dans la transmission) et le tadlīs al-taswiya (nivellement de la chaîne).
(3) Faible : rapporté par al-Tirmidhī (963), qui a dit : « Abū Kurayb nous a rapporté : Khallād ibn Yazīd al-Ju’fī nous a rapporté : Zuhayr ibn Mu’āwiya nous a rapporté, d’après Hishām ibn Urwa, d’après son père, d’après Aïcha… » Cette chaîne est faible. Khallād ibn Yazīd al-Ju’fī, de Koufa, a été mentionné par Ibn Hibbān dans al-Thiqāt, où il a déclaré : « Il lui arrivait de se tromper. » On ne connaît de lui que ce hadith et un autre, rapporté par Ibn Khuzayma dans son Sahīh. Al-Bukhārī a dit : « Il n’est pas corroboré dans cette transmission. »