al-Ayn HaqqMuhammad ibn Abd al-Mu'ti

par le Coran et les ruqyas, entre la sunna et l’innovation ». Quant à l’amulette qui ne contient ni Coran ni formules de ruqya — qu’il s’agisse, par exemple, d’un anneau, d’un coquillage, d’un fil, d’une perle bleue ou d’un écrit dépourvu de points diacritiques ou rédigé dans une langue autre que l’arabe —, elle relève de l’associationnisme et de la mécréance. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre cela. Il convient d’interdire cette pratique aux femmes, car elle est fréquente chez elles en raison du travers de leur tempérament. Il n’est de force ni de puissance qu’en Allah.

Un récit évoquant la réprobation de cette pratique a été rapporté, mais il n’est pas authentiquement établi qu’Abd Allah ibn Masūd — qu’Allah l’agrée — ait dit : « Le Prophète d’Allah — paix et bénédictions sur lui — réprouvait dix pratiques : l’usage du jaune — c’est-à-dire du khalūq (un parfum safrané) —, la modification des cheveux blancs, le fait de laisser traîner son vêtement inférieur, le port d’une bague en or, l’exhibition de parures hors du cadre permis, le jeu de dés, les ruqyas sauf au moyen des sourates protectrices, le port d’amulettes, le retrait de la semence vers un autre lieu que le sien — ou, selon les formulations rapportées, ailleurs qu’en son lieu ou hors de son lieu —, et le fait de nuire au nourrisson, sans toutefois le tenir pour illicite. » (1)

Ce qui a été rapporté pour établir la permission n’est pas authentique non plus. Il est attribué à Abd Allah ibn Amr ibn al-Ās — qu’Allah les agrée tous deux — que le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — leur enseignait, en cas de frayeur, les paroles suivantes : « Je cherche refuge auprès des paroles parfaites d’Allah contre Sa colère, contre le mal de Ses serviteurs, contre les suggestions des démons et contre leur présence auprès de moi. » Abd Allah ibn Amr les enseignait à ceux de ses enfants qui étaient en âge de les comprendre ; pour celui qui ne l’était pas encore, il les écrivait et les suspendait sur lui. (2)

  • La recherche de la guérison au moyen de l’eau de Zamzam :

Il est permis de rechercher la guérison au moyen de l’eau de Zamzam et de l’emporter ailleurs. On peut l’employer comme remède en se lavant avec, en faisant ses ablutions avec et en la buvant, mais aussi l’utiliser dans la cuisson des aliments, préparer avec elle du thé ou du jus, y dissoudre du sucre, y faire macérer des dates, ainsi que recourir à toute autre manière de rechercher la guérison qui convienne au malade. Tout cela est permis, si Allah le Très-Haut le veut, et ne présente aucun mal. Bien au contraire, une sunna remontant au Prophète — paix et bénédictions sur lui — établit le principe même de cette pratique. Allah le Très-Haut sait mieux.

(1) Faible : rapporté par Abū Dāwūd (4222), Ahmad (3594, 3765), al-Nasā’ī et al-Hākim, qui l’a jugé authentique, par plusieurs voies d’après al-Rukayn ibn al-Rabī, d’après al-Qāsim ibn Hassān, d’après Abd al-Rahmān ibn Harmala, d’après Abd Allah ibn Masūd. Al-Qāsim et son oncle Harmala sont deux narrateurs de rang maqbūl (acceptables), mais leur transmission isolée ne saurait être retenue. Abū Dāwūd a d’ailleurs émis une réserve à son sujet en déclarant : « Seuls les transmetteurs de Bassora ont rapporté la chaîne de ce hadith. » Et Allah sait mieux. Fin de citation. (2) Faible : rapporté par Ahmad (6657), Abū Dāwūd (3893) et al-Tirmidhī (3528), tous par la voie de Muhammad ibn Ishāq, d’après Amr ibn Shuayb, d’après son père, d’après son grand-père. Cette chaîne est faible : Ibn Ishāq pratiquait le tadlīs (dissimulation dans la transmission) et l’a rapporté ici au moyen d’une formule de transmission indirecte. À ma connaissance, ce récit n’est rapporté par aucune autre chaîne. C’est pourquoi al-Tirmidhī a déclaré : « C’est un hadith bon et singulier. »
بالقرءان والرقى بين السنة والبدعة وأما إن كانت التميمة من غير القرءان والرقى كأن كانت حلقة أو ودعة أو خيطا أو خرزة زرقاء أو كتابا بغير نقط أو بغير العربية فهذا شرك وكفر نعوذ بالله من ذلك وينبغى نهى النساء عن هذا فإنه يقع منهن كثيرا لعوج فى طبعهن ولا حول ولا قوة إلا بالله. وورد ما يفيد الكراهة لكنه لم يصح عن عبد الله بن مسعود رضى الله عنه أنه كان يقول كان نبى الله ﷺ يكره عشر خلال الصفرة يعنى الخلوق وتغيير الشيب وجر الإزار والتختم بالذهب والتبرج بالزينة لغير محلها والضرب بالكعاب والرقى إلا بالمعوذات وعقد التمائم وعزل الماء لغير أو غير محله أو عن محله وفساد الصبي غير محرمه. (١) وما ورد مما يفيد الجواز ولا يصح أيضا عن عبد الله بن عمرو بن العاص رضى الله عنهما أن رسول الله ﷺ كان يعلمهم من الفزع كلمات أعوذ بكلمات الله التامة من غضبه وشر عباده ومن همزات الشياطين وأن يحضرون وكان عبد الله بن عمرو يعلمهن من عقل من بنيه ومن لم يعقل كتبه فأعلقه عليه. (٢) * الإستشفاء بمام زمزم: يجوز الإستشفاء بماء زمزم ويصح حمله من مكان آخر ويتداوى به بالغسل والوضوء والشرب وجعله فى الطبيخ وعمل الشاى والعصير وإذابة السكر فيه وانتباذ التمر فيه وسائر طرق الإستشفاء على ما يروق للمريض كل ذلك جائز إن شاء الله تعالى ولا حرج فيه بل مضت فى أصل هذا سنة عن النبى ﷺ والله تعالى أعلم
(١) ضعيف: أخرجه أبوداود (٤٢٢٢) وأحمد (٣٥٩٤ - ٣٧٦٥) والنسائى والحاكم وصححه من طرق عن الركين بن الربيع عن القاسم بن حسان عن عبد الرحمن بن حرملة عن عبد الله بن مسعود .. والقاسم وعمه حرملة مقبولان لا يحتمل تفردهما. وقد غمزه أبوداود فقال: انفرد بإسناد هذا الحديث أهل البصرة والله أعلم. اهـ (٢) ضعيف: أخرجه أحمد (٦٦٥٧) وأبوداود (٣٨٩٣) والترمذى (٣٥٢٨) كلهم من طريق محمد بن إسحاق عن عمرو بن شعيب عن أبيه عن جده. وهذا سند ضعيف ابن اسحاق يدلس وقد عنعنه. ولا أعلم هذا الخبريروى بغير هذا الإسناد ولهذا قال الترمذى: حديث حسن غريب.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies