par le Coran et les ruqyas, entre la sunna et l’innovation ». Quant à l’amulette qui ne contient ni Coran ni formules de ruqya — qu’il s’agisse, par exemple, d’un anneau, d’un coquillage, d’un fil, d’une perle bleue ou d’un écrit dépourvu de points diacritiques ou rédigé dans une langue autre que l’arabe —, elle relève de l’associationnisme et de la mécréance. Nous cherchons refuge auprès d’Allah contre cela. Il convient d’interdire cette pratique aux femmes, car elle est fréquente chez elles en raison du travers de leur tempérament. Il n’est de force ni de puissance qu’en Allah.
Un récit évoquant la réprobation de cette pratique a été rapporté, mais il n’est pas authentiquement établi qu’Abd Allah ibn Masūd — qu’Allah l’agrée — ait dit : « Le Prophète d’Allah — paix et bénédictions sur lui — réprouvait dix pratiques : l’usage du jaune — c’est-à-dire du khalūq (un parfum safrané) —, la modification des cheveux blancs, le fait de laisser traîner son vêtement inférieur, le port d’une bague en or, l’exhibition de parures hors du cadre permis, le jeu de dés, les ruqyas sauf au moyen des sourates protectrices, le port d’amulettes, le retrait de la semence vers un autre lieu que le sien — ou, selon les formulations rapportées, ailleurs qu’en son lieu ou hors de son lieu —, et le fait de nuire au nourrisson, sans toutefois le tenir pour illicite. » (1)
Ce qui a été rapporté pour établir la permission n’est pas authentique non plus. Il est attribué à Abd Allah ibn Amr ibn al-Ās — qu’Allah les agrée tous deux — que le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — leur enseignait, en cas de frayeur, les paroles suivantes : « Je cherche refuge auprès des paroles parfaites d’Allah contre Sa colère, contre le mal de Ses serviteurs, contre les suggestions des démons et contre leur présence auprès de moi. » Abd Allah ibn Amr les enseignait à ceux de ses enfants qui étaient en âge de les comprendre ; pour celui qui ne l’était pas encore, il les écrivait et les suspendait sur lui. (2)
- La recherche de la guérison au moyen de l’eau de Zamzam :
Il est permis de rechercher la guérison au moyen de l’eau de Zamzam et de l’emporter ailleurs. On peut l’employer comme remède en se lavant avec, en faisant ses ablutions avec et en la buvant, mais aussi l’utiliser dans la cuisson des aliments, préparer avec elle du thé ou du jus, y dissoudre du sucre, y faire macérer des dates, ainsi que recourir à toute autre manière de rechercher la guérison qui convienne au malade. Tout cela est permis, si Allah le Très-Haut le veut, et ne présente aucun mal. Bien au contraire, une sunna remontant au Prophète — paix et bénédictions sur lui — établit le principe même de cette pratique. Allah le Très-Haut sait mieux.