Deuxièmement : les textes relatifs aux ruqyas d’ordre général — contre la maladie, la fièvre et autres maux semblables —, dont les symptômes peuvent également être ceux du mauvais œil chez la personne enviée ; celui-ci peut en effet provoquer de la fièvre, terrasser sa victime et la rendre malade :
Abū Abd Allah Uthmān ibn Abī al-Ās — qu’Allah l’agrée — rapporte qu’il se plaignit auprès du Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — d’une douleur qu’il ressentait dans son corps. Le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — lui dit : « Pose ta main sur l’endroit de ton corps qui te fait mal et dis trois fois : “Au nom d’Allah”, puis dis à sept reprises : “Je cherche refuge dans la puissance et le pouvoir d’Allah contre le mal que je ressens et que je redoute.” » (1)
Abū Saīd al-Khudrī — qu’Allah l’agrée — rapporte que Gabriel vint trouver le Prophète — paix et bénédictions sur lui — et lui demanda : « Ô Muhammad, souffres-tu ? » Il répondit : « Oui. » Gabriel dit alors : « Au nom d’Allah, je pratique sur toi une ruqya contre tout ce qui te nuit, contre le mal de toute âme ou de l’œil d’un envieux. Qu’Allah te guérisse ! Au nom d’Allah, je pratique sur toi une ruqya. » (2)
Troisièmement : les textes relatifs au traitement par l’invocation, laquelle ne relève pas de la ruqya :
Saad ibn Abī Waqqās — qu’Allah l’agrée — rapporte : « Le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — me rendit visite alors que j’étais malade et dit : “Ô Allah, guéris Saad ! Ô Allah, guéris Saad ! Ô Allah, guéris Saad !” » (3)
Ibn Abbās — qu’Allah les agrée, lui et son père — rapporte que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — a dit : « Quiconque rend visite à un malade dont le terme n’est pas encore arrivé et dit auprès de lui à sept reprises : “Je demande à Allah, l’Immense, Seigneur du Trône immense, de te guérir”, Allah le délivrera nécessairement de cette maladie. » (4)
Il rapporte également — qu’Allah l’agrée — que le Prophète — paix et bénédictions sur lui — entra chez un Bédouin pour lui rendre visite. Lorsqu’il rendait visite à un malade, il disait : « Ce n’est rien : ce sera une purification, si Allah le veut. » (5)
De la réprobation du fait de suspendre un écrit à un enfant :
Suspendre à un enfant un écrit contenant des formules de ruqya ou des passages du Coran constitue ce que l’on appelle une amulette. Or, cette pratique est interdite selon le plus juste des deux avis émis par les savants. Je ne m’étendrai donc pas sur les preuves, car j’ai déjà traité la question en détail dans mon ouvrage « Le traitement