Dans une autre version, Āisha — qu’Allah l’agrée — rapporte également : « Je pratiquais sur le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — une ruqya contre le mauvais œil (je posais ma main sur sa poitrine et disais) : “Dissipe le mal, Seigneur des hommes ! La guérison est entre Tes mains ; nul autre que Toi ne peut le dissiper.” » (1)
Le hadith de Zaynab, épouse d’Abd Allah ibn Masūd — qu’Allah les agrée tous deux — : elle rapporte qu’Abd Allah, lorsqu’il revenait après s’être absenté pour quelque affaire et arrivait à la porte, se raclait la gorge et crachait, ne voulant pas nous surprendre dans une situation qui lui déplairait. Elle poursuit : « Un jour, il revint et se racla la gorge. Une vieille femme se trouvait alors chez moi et pratiquait sur moi une ruqya contre l’érysipèle ; je la cachai sous le lit. Il entra, s’assit à mes côtés et aperçut un fil autour de mon cou. Il demanda : “Qu’est-ce que ce fil ?” Je répondis : “C’est un fil sur lequel une ruqya a été prononcée pour moi.” Il le saisit, le coupa, puis déclara : “La famille d’Abd Allah n’a assurément nul besoin du polythéisme. J’ai entendu le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — dire : ‘Les incantations, les amulettes et les charmes visant à susciter l’amour sont du polythéisme.’” Je lui demandai : “Pourquoi dis-tu cela, alors que mon œil avait des écoulements et que je me rendais régulièrement chez tel Juif pour qu’il pratique sur lui une ruqya ? Chaque fois qu’il le faisait, l’écoulement cessait.” Il répondit : “Ce n’était là que l’œuvre de Satan : il piquait ton œil de sa main et, lorsque tu le faisais traiter par une ruqya, il cessait. Il t’aurait simplement suffi de dire, comme le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — : ‘Dissipe le mal, Seigneur des hommes ! Guéris, car Tu es Celui qui guérit. Il n’est de guérison que la Tienne, une guérison qui ne laisse subsister aucune maladie.’” » (2)
Abd al-Azīz ibn Suhayb rapporte : « Thābit al-Bunānī et moi entrâmes chez Anas ibn Mālik. Thābit lui dit : “Ô Abū Hamza, je suis souffrant.” Anas lui demanda : “Veux-tu que je pratique sur toi la ruqya du Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — ?” Il répondit : “Oui.” Anas dit alors : “Ô Allah, Seigneur des hommes, Toi qui dissipes le mal, guéris ! Tu es Celui qui guérit ; nul autre que Toi ne guérit. Accorde une guérison qui ne laisse subsister aucune maladie.” » (3)