al-Ayn HaqqMuhammad ibn Abd al-Mu'ti

Dans une autre version, Āisha — qu’Allah l’agrée — rapporte également : « Je pratiquais sur le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — une ruqya contre le mauvais œil (je posais ma main sur sa poitrine et disais) : “Dissipe le mal, Seigneur des hommes ! La guérison est entre Tes mains ; nul autre que Toi ne peut le dissiper.” » (1)

Le hadith de Zaynab, épouse d’Abd Allah ibn Masūd — qu’Allah les agrée tous deux — : elle rapporte qu’Abd Allah, lorsqu’il revenait après s’être absenté pour quelque affaire et arrivait à la porte, se raclait la gorge et crachait, ne voulant pas nous surprendre dans une situation qui lui déplairait. Elle poursuit : « Un jour, il revint et se racla la gorge. Une vieille femme se trouvait alors chez moi et pratiquait sur moi une ruqya contre l’érysipèle ; je la cachai sous le lit. Il entra, s’assit à mes côtés et aperçut un fil autour de mon cou. Il demanda : “Qu’est-ce que ce fil ?” Je répondis : “C’est un fil sur lequel une ruqya a été prononcée pour moi.” Il le saisit, le coupa, puis déclara : “La famille d’Abd Allah n’a assurément nul besoin du polythéisme. J’ai entendu le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — dire : ‘Les incantations, les amulettes et les charmes visant à susciter l’amour sont du polythéisme.’” Je lui demandai : “Pourquoi dis-tu cela, alors que mon œil avait des écoulements et que je me rendais régulièrement chez tel Juif pour qu’il pratique sur lui une ruqya ? Chaque fois qu’il le faisait, l’écoulement cessait.” Il répondit : “Ce n’était là que l’œuvre de Satan : il piquait ton œil de sa main et, lorsque tu le faisais traiter par une ruqya, il cessait. Il t’aurait simplement suffi de dire, comme le Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — : ‘Dissipe le mal, Seigneur des hommes ! Guéris, car Tu es Celui qui guérit. Il n’est de guérison que la Tienne, une guérison qui ne laisse subsister aucune maladie.’” » (2)

Abd al-Azīz ibn Suhayb rapporte : « Thābit al-Bunānī et moi entrâmes chez Anas ibn Mālik. Thābit lui dit : “Ô Abū Hamza, je suis souffrant.” Anas lui demanda : “Veux-tu que je pratique sur toi la ruqya du Messager d’Allah — paix et bénédictions sur lui — ?” Il répondit : “Oui.” Anas dit alors : “Ô Allah, Seigneur des hommes, Toi qui dissipes le mal, guéris ! Tu es Celui qui guérit ; nul autre que Toi ne guérit. Accorde une guérison qui ne laisse subsister aucune maladie.” » (3)

(1) Authentique : rapporté par Ahmad (24474, 25868), l’ajout figurant dans la première de ces deux versions. (2) Bon : rapporté par Ahmad (3604), Abū Dāwūd (3883) et Ibn Māja (3530), selon la formulation d’Ahmad. Tous le rapportent par la voie d’al-A‘mash, d’après ‘Amr ibn Murra, d’après Yahyā ibn al-Jazzār, d’après le neveu de Zaynab, d’après Zaynab. Al-Hāfiz Ibn Hajar écrit dans *Taqrīb al-Tahdhīb* : « Le neveu de Zaynab al-Thaqafiyya, épouse d’Ibn Mas‘ūd : il semble avoir été un Compagnon, mais je n’ai pas trouvé son nom. » Fin de citation. Le cheikh Ahmad Shākir — qu’Allah lui fasse miséricorde — a déclaré : « Sa chaîne de transmission est bonne. » (3) Authentique : rapporté par al-Bukhārī (5742), selon sa formulation, ainsi que par al-Tirmidhī (973), Abū Dāwūd (3890) et al-Nasā’ī dans *‘Amal al-yawm wa-l-layla*.
وفى رواية عن عائشة أيضا رضى الله عنها قالت: كنت أرقى رسول الله ﷺ من العين (فأضع يدى على صدره وأقول) امسح البأس رب الناس بيدك الشفاء لا كاشف له إلا أنت. (١) حديث زينب امرأة عبد الله بن مسعود رضى الله عنهما قالت: كان عبد الله إذا جاء من حاجة فانتهى إلى الباب تنحنح وبزق كراهية أن يهجم منا على شيء يكرهه قالت: وإنه جاء ذات يوم فتنحنح قالت: وعندي عجوز ترقيني من الحمرة فأدخلتها تحت السرير فدخل فجلس إلى جنبي فرأى في عنقي خيطا قال: ما هذا الخيط قالت: قلت: خيط أرقي لي فيه قالت: فأخذه فقطعه ثم قال: إن آل عبد الله لأغنياء عن الشرك سمعت رسول الله ﷺ يقول: إن الرقي والتمائم والتولة شرك قالت: فقلت له: لما تقول هذا وقد كانت عيني تقذف فكنت أختلف إلى فلان اليهودي يرقيها وكان إذا رقاها سكنت قال: إنما ذلك عمل الشيطان كان ينخسها بيده فإذا رقيتها كف عنها إنما كان يكفيك أن تقولي كما قال رسول الله ﷺ: أذهب البأس رب الناس اشف وأنت الشافى لا شفاء إلا شفاؤك شفاء لا يغادر سقما. (٢) وعن عبد العزيز بن صهيب قال: دخلت أنا وثابت البنانى على أنس بن مالك فقال ثابت يا أبا حمزة اشتكيت؟ فقال أنس ألا أرقيك برقية رسول الله ﷺ فقال: بلى قال: اللهم رب الناس مذهب الباس اشف أنت الشافى لا شافى إلا أنت شفاءا لا يغادر سقما. (٣)
(١) صحيح: أخرجه أحمد (٢٤٤٧٤ - ٢٥٨٦٨) والزيادة له بالرقم الأول. (٢) حسن: أخرجه أحمد (٣٦٠٤) وأبوداود (٣٨٨٣) وابن ماجه (٣٥٣٠) واللفظ لأحمد كلهم من طريق الأعمش عن عمرو بن مرة عن يحيى بن الجزار عن ابن أخي زينب عن زينب .. قال الحافظ ابن حجر فى تقريب التهذيب: ابن أخي زينب الثقفية امرأة بن مسعود كأنه صحابى ولم أره مسمى. اهـ وقال الشيخ أحمد شاكر ﵀: إسناده حسن. (٣) صحيح: أخرجه البخارى (٥٧٤٢) واللفظ له والترمذى (٩٧٣) وأبوداود (٣٨٩٠) والنسائى فى عمل اليوم والليلة.

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